Dans un marché qui retrouve progressivement son rythme de croisière, les constructeurs redoublent d’imagination pour attirer de futurs propriétaires.

Pierre Bujeau

Le7.info

Après l’euphorie des années Covid, le marché de la piscine semble aujourd’hui retrouver un rythme plus mesuré. Porté par les confinements et l’envie d’aménager son extérieur, le secteur avait connu un véritable engouement, avec deux années records en 2020 et 2021, marquées par des hausses supérieures à 20%. Depuis, l’activité s’est stabilisée. « Il y a eu un vrai boom après le Covid. Puis un moment de flottement pendant deux ou trois ans », confirme Christian Aubrée, gérant de la société de construction de piscines Carré Bleu, à Poitiers. Les derniers indicateurs montrent toutefois un regain d’activité. Selon la Fédération des professionnels de la piscine et du spa (FPP), les ventes ont progressé de 3,5% entre 
juillet et septembre 2025, tandis que le nombre de devis a augmenté de 7,5% sur la même période. Même si la prudence reste de mise, plusieurs facteurs expliquent ce redémarrage progressif. La météo joue notamment un rôle déterminant dans l’activité du secteur. L’été 2025, marqué par une période plus ensoleillée entre juillet et septembre, a contribué à relancer l’intérêt des particuliers. À l’inverse, des périodes de pluie peuvent freiner les projets de construction. « Je pense que février n’impactera pas les acheteurs. On remarque que la période charnière se joue surtout en mars et avril », observe Nicolas Fillon, directeur des Jardins de Nicolas à Smarves.


La carte de la personnalisation

Dans ce contexte concurrentiel, les constructeurs misent de plus en plus sur la personnalisation des bassins pour séduire les particuliers. Chaque projet est désormais pensé sur mesure, en fonction de la configuration du terrain, des usages souhaités et du budget des propriétaires. On retrouve ainsi, dans l’escarcelle des constructeurs, une large gamme d’équipements : 
banquettes immergées, jets de massage, éclairage intégré ou encore dispositifs de nage à contre-courant. Cette tendance vers le tout-personnalisé concerne aussi les bassins de petite taille. « Les terrains sont de plus en plus petits, notamment parce que l’on voit se développer une clientèle citadine », note Christian Aubrée. Certains projets s’adaptent ainsi à des espaces très restreints. « Nous sommes en train d’en construire une en plein centre-ville de Poitiers. Elle fait 3,75m sur 2m », explique-t-il. Ce type d’installation représente un investissement d’environ 
20 000€ pour les travaux de base, hors options et aménagements supplémentaires. Les piscines évoluent également sur le plan technique. Volets roulants, lames solaires, pompes à vitesse variable ou bassins récupérateurs permettent aujourd’hui de réduire significativement la consommation d’énergie.

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