Originaires de Châtellerault, Lilien Auger et Yvann Barbot développent, à Paris, une solution d’analyse de cartographie dopée à l’intelligence artificielle et déjà utilisée sur plusieurs continents.
Station F est leur QG, le monde leur destinée ! A 20 ans, Lilien Auger et Yvann Barbot tracent leur route à vitesse grand V. Après avoir passé un an et demi à l’Ecole 42 d’Angoulême, créée par l’entrepreneur Xavier Niel, les voilà depuis novembre dernier dans « son » incubateur parisien. Leur credo : la cartographie. Un domaine dans lequel Stéphane Barbot, père d’Yvann, évolue depuis plus de vingt-cinq ans. « On a toujours été attirés par la tech », reconnaissent les Châtelleraudais. Pendant leurs études, ils ont notamment développé un outil de génération d’animations visuelles liées à la musique, « à l’occasion de concerts par exemple ». 40 000 utilisateurs s’en sont emparés.
Aujourd’hui, après une courte expérience dans une startup (Yvann) et chez Publicis (Lilien), les deux associés se consacrent à un projet : TerraLab. Ils veulent carrément
« révolutionner la cartographie par intelligence artificielle » avec une dimension éthique. « L’observation de la Terre, la compréhension du réchauffement climatique, l’aménagement d’une ville sont facilités avec l’IA, abonde Yvann. Nous aidons les géomaticiens (spécialistes de la modélisation des territoires, ndlr) à digitaliser et rendre intelligibles leurs données cartographiques. » Identifier les essences d’arbres d’une forêt, penser la ville demain, repérer le nombre et la taille des piscines d’une ville pour une compagnie d’assurance… Tout cela nécessite des cartes et de l’analyse humaine… pour laquelle TerraLab constitue un précieux allié. Notamment dans les pays en voie de développement comme l’Inde, les Philippines ou l’Afrique du Sud. La plateforme compte déjà plus de 3 000 utilisateurs professionnels dans 120 pays.
« Nous luttons pour la souveraineté de la donnée numérique face aux géants du secteur qui délaissent souvent la cartographie dans les territoires les moins rentables », précise Lilien. La prochaine étape ? Une version pro et donc payante de TerraLab avec davantage de fonctionnalités. Décollage avant la fin de l’année civile.
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