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Romain Besseron : Matignon côté cuisine
Romain Besseron. 49 ans. Châtelleraudais. Chef des cuisines du Premier ministre et de l’Hôtel de Matignon. A travaillé dans les plus grands palaces de la Capitale. Signe particulier : aime transmettre.
A Noël, vous ne l’avez pas manquée, comme plus d’un milliard de personnes. Je veux parler de la pub du loup mal-aimé sur une chanson de Clo-Clo. Ce petit conte nous a attendris avec un dangereux prédateur qui « se fait » végétarien pour gagner l’amitié de ses amis de la forêt. Mais au-delà de ce « buzz » mondial au profit d’une enseigne de la grande distribution, il paraît intéressant de noter sa gestation : c’est une création française, cocorico, et félicitons-en l’agence de pub. L’autre raison invoquée pour justifier le succès, c’est son côté 100% humain. Les commentaires ont souligné le fait que, pour cette pub, on n’avait pas eu recours à l’Intelligence artificielle (IA). Et sur tous les médias, les créateurs de plaider que seul le côté humain pouvait restituer les « nuances émotionnelles » et les états d’âme. On peut douter d’une telle allégation quand on voit la précision de certains films des studios hollywoodiens.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, l’affirmation du refus de l’IA entraîne la sympathie des consommateurs tant la défiance à son encontre est grande. D’où l’intérêt de ce label « garanti sans IA » comme antidote à la prolifération des contenus générés par l’IA. Comment faire confiance aux « deepfakes », vidéos trafiquées par des algorithmes perturbant l’esprit critique et le sens du réel ? Il faut donc continuer d’informer les consommateurs du mode de création des images qu’ils ont sous les yeux en préservant l’intégrité de l’information. Et ces labels, au même titre que le « sans lactose » ou le « sans gluten », sont une sage précaution.
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