Une bulle de bien-être

Selon la dernière enquête d’opinion « Les Français et leur jardin » menée, en mars 2025, par l’Institut Ifop pour le compte de l’Union nationale des entreprises du paysage, 64% des Français posséderaient un jardin. 82% iraient même jusqu’à l’estimer essentiel à leur bien-être…

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A elle seule, elle fédère près de 35 000 structures professionnelles, tout entières vouées à l’aménagement, à l’entretien et à l’animation d’espaces de nature. Autant dire qu’en matière de représentativité, l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) n’a pas d’équivalent à l’échelle du pays. Son expertise est reconnue, sa parole considérée. Depuis une quinzaine d’années, l’Unep s’est fait une spécialité d’unir ses forces à celles de l’institut de sondage Ifop pour la réalisation de baromètres sur l’évolution du rapport des Français à leur jardin.

Selon les résultats de l’enquête de 2025, menée les 12 et 
13 mars, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, 64% de Français seraient propriétaires d’un extérieur : 
91% de résidants de maisons individuelles en ont un mais aussi, plus surprenant, pas moins de 21% d’occupants d’appartements, souvent hors des villes. De grandes disparités se révèlent toutefois d’une région à l’autre : 
94% des habitants du Centre-Val de Loire possèdent un jardin, contre 45% en Île-de-France et seulement 41% en Provence-Alpes-Côte d’Azur/Corse.

Les jeunes 
et l’environnement

Lorsqu’on leur demande de préciser le rôle et l’importance du jardin dans leur vie de tous les jours, les personnes interrogées n’y vont pas par quatre chemins : 
82% le considèrent comme essentiel à leur bien-être, goûtant avec gourmandise chacune de ses fonctions. Si 69% des sondés l’utilisent pour se nourrir différemment, ils sont ainsi 88% à le considérer comme le lieu de convivialité, amicale et familiale, par excellence, et carrément 92% (jusqu’à 95% chez les 35-49 ans) à l’assimiler à un havre de paix et de relaxation. « Le jardin reste un pilier du quotidien, un refuge bien réel, un espace de liberté, de reconnexion et de projection, dont les bienfaits, aussi concrets que profonds, s’affirment avec le temps », résume sobrement Laurent Bizot, président de l’Unep. « Le jardin n’est plus un luxe mais une nécessité sociale, un espace où se cristallisent nos aspirations contemporaines : 
reconnexion à la nature, quête de bien-être, conscience environnementale », abonde Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop.

Conscience environnementale ? 
C’est là l’autre grand enseignement de l’étude Ifop-Unep, 
« les jeunes générations développent une relation pragmatique et consciente au jardin, en lien direct avec les enjeux environnementaux ».
71% des 
moins de 35 ans sondés estiment ainsi que leur jardin contribue à réduire leur empreinte écologique, 69% qu’il aide à la protection de la biodiversité et 67% qu’il sert, lorsqu’existe un potager, à se nourrir « différemment et mieux ».

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