Aujourd'hui
Côté cœur, côté jardin
L'édito du supplément jardin est signé de la rédaction.
1. Privilégiez la solidité
Une pergola n’est rien de moins qu’une construction qui, en tant que telle, doit se montrer suffisamment robuste pour supporter le poids d’une végétation profuse et dense. Le choix de la structure est donc essentiel. S’adaptant à tous les styles de jardin, y compris les plus rustiques, l’aluminium arrive en tête des suffrages, alliant à merveille solidité, légèreté de mise en œuvre et facilité d’entretien. L’acier, hérité d’un temps où il était quasiment hégémonique, et le bois, naturel à souhait mais plus gourmand en soins de préservation, complètent le podium.
2. Pensez à l’orientation
A défaut de pouvoir choisir l’orientation d’une pergola à adosser à la maison, en protection de la terrasse par exemple, prenez votre temps de le faire pour une structure destinée à prendre place au milieu du jardin. Tournée vers le sud ou le sud-est, votre pergola autoportée sera baignée de lumière dès potron-minet et vous protégera du soleil au plus fort de la journée. Orientée à l’ouest, elle vous fera bénéficier d’une luminosité durable, jusqu’au coucher du soleil, que vous ne manquerez pas d’admirer de votre chaise.
3. Soignez vos fondations
Si vous ne bénéficiez pas du support d’une terrasse existante pour adosser votre pergola végétale au mur, vous serez bien avisé d’en créer une pour votre autoportée. A tout le moins couler une dalle à laquelle vous arrimerez les pieds de la future structure. A défaut, la création de coffrages sera inévitable pour venir fixer les platines. Si vous avez l’habitude d’accueillir de nombreux convives, six pieds minimum sont recommandés pour soutenir une pergola aux dimensions ad hoc.
4. Aménagez vos plantations
La création d’un îlot végétal autour et sur une pergola est d’abord une affaire de goût et de méticulosité. Votre imagination sera le seul juge dans la mise en beauté des différentes essences que vous aurez choisies d’associer. Conseil liminaire : assurez-vous que le sol dans lequel vous effectuerez vos plantations (lesquelles interviendront, au choix, à l’automne ou au printemps) est bien drainé. S’il ne l’est pas, veillez à ajouter, au fond de chaque trou creusé au pied de la structure, un peu de gravier et, bien sûr, du terreau. Veillez au-delà à proposer des espacements réguliers entre les trous et, surtout, à orienter les mottes vers les poteaux de la pergola et les tuteurs appelés à guider la pousse des végétaux. Enfin, pour vous assurer que la totalité de la pergola sera à terme couverte, n’hésitez pas à tirer, d’un poteau à l’autre et sur le toit, des fils métalliques horizontaux auxquels les plantes s’accrocheront naturellement.
5. Ne négligez pas l’entretien
Pour conserver à votre pergola végétalisée son pouvoir couvrant, sa vigueur et son harmonie esthétique, rien de tel qu’un entretien régulier. Des végétaux eux-mêmes, avec une taille annuelle des excroissances et autres branches « dissidentes », de la structure aussi. Un peu de lasure si elle est en bois, des lavages à l’eau claire et une surveillance d’éventuels points de rouille si vous avez opté pour du métal.
6. Respectez la loi
Comme pour une pergola bioclimatique, mais aussi un carport, un kiosque ou un abri de jardin de superficie supérieure à 20m2, l’installation d’une pergola végétalisée est soumise à l’obligation d’un permis de construire. Entre 5 et 20m2, une simple déclaration préalable de travaux suffit.
Dans les communes faisant l’objet d’un Plan local d’urbanisme, le permis de construire n’est exigé, dans le cas de pergolas adossées au mur, qu’à partir de 40m2 d’emprise au sol. Enfin, si la structure est jugée temporaire, par là même appelée à ne rester en place que trois mois maximum, aucune formalité n’est à remplir.
7. Tirez des plantes
sur la comète
Pour le choix des plantes à intégrer à votre pergola, tout est affaire de goût. Si vous ne voulez que des persistantes, vos préférences iront sans doute à ces incontournables que sont le lierre, ô combien facile à entretenir, et le jasmin étoilé, dont le parfum n’a que peu d’égal.
Vous êtes plus sensible aux couleurs et aux floraisons massives ? Avec la glycine, vous serez servi. Au printemps, ses grappes pendantes de fleurs parfumées feront votre bonheur. A ne pas négliger non plus la clématite, le rosier grimpant ou encore le houblon doré, autre modèle de pousse rapide aux propriétés couvrantes trop souvent insoupçonnées. Les amateurs d’exotisme et de plaisirs sucrés, quant à eux, hésiteront sans doute entre le kiwi, la passiflore et l’intemporelle vigne pour combler leurs désirs. Attention, toutefois : avec ces plantes-là, les formidables instants passés en famille, à l’ombre, loin de toute contrainte, peuvent vite se transformer en épreuves insupportables. Attirés par tant de fleurs et de fruits réunis, abeilles et autres insectes pollinisateurs sont en effet capables de faire de la fête un cauchemar.
Par précaution, demandez l’avis d’un professionnel avant de vous lancer dans l’agencement de vos plantations.
À lire aussi ...
Aujourd'hui
Selon la dernière enquête d’opinion « Les Français et leur jardin » menée, en mars 2025, par l’Institut Ifop pour le compte de l’Union nationale des entreprises du paysage, 64% des Français posséderaient un jardin. 82% iraient même jusqu’à l’estimer essentiel à leur bien-être…
Aujourd'hui
Vous le rêvez comment votre futur portail ? Coulissant ou battant ? En bois ou en alu, en PVC ou en fer forgé ? A ouverture manuelle ou motorisée ? Et si ce rêve-là se cachait dans les détails. Quelques chiffres qui vous aideront peut-être à orienter votre choix…