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Côté cœur, côté jardin
L'édito du supplément jardin est signé de la rédaction.
5. Aluminium, bois, PVC, acier, fer forgé… Sur le marché du portail (comme de la porte de garage d’ailleurs), cinq grandes familles de matériaux sont clairement identifiées. Comme pour une pergola, une véranda ou un carport, l’alu offre des garanties incomparables de durabilité, d’esthétique et de facilité d’entretien. Il offre cependant moins de résistance aux chocs. Côté dépenses, il vous faudra compter a minima entre 2 200 et 2 300€, pose comprise, pour un modèle coulissant. C’est certes moins que le fer forgé, lorsqu’il est stylisé et travaillé telle une œuvre d’art, mais plus que le PVC, le bois et l’acier, régulièrement « accessibles » à partir de 1 700€.
Très facile à entretenir, le premier a hélas tendance à se ternir avec le temps, potentiellement à se déformer, s’il n’est pas renforcé, notamment sous l’action des vents violents. Acier et bois sont, à l’inverse, réputés pour leur robustesse. A leur débit, la nécessité d’un entretien régulier, l’un pour lutter contre la rouille, l’autre contre les moisissures et les attaques d’insectes. A choisir, privilégiez des essences naturellement protégées, comme le pin douglas ou le cèdre rouge.
4. Quatre systèmes de motorisation sont disponibles pour permettre une ouverture-fermeture sans effort. La solution enterrée s’adapte volontiers aux portails coulissants lourds, en fer forgé par exemple. Des travaux de maçonnerie sont toutefois obligatoires. Un inconvénient que ne présentent pas les dispositifs directement intégrés aux montants des vantaux battants. Invisibilité et fonctionnalité garanties. Egalement privilégiées pour les spécimens battants en acier ou fer forgé, les motorisations à vérins offrent une solidité à toute épreuve. Alimentées en 220 volts, elles sont capables de prendre en charge jusqu’à 200kg par vantail. Beaucoup moins « traumatisants » pour les fixations et les gonds, les systèmes à bras s’adaptent à tous les styles de support, en premier lieu l’aluminium, le PVC et le bois ajouré. Facile à installer, cette mécanisation est celle qui respecte le plus la course naturelle du portail. Un minimum d’espace est nécessaire de chaque côté dudit portail pour permettre aux bras de se déployer.
3. Quel que soit le matériau retenu, trois types de finition sont généralement proposés : la pleine, occultante et protectrice, l’ajourée, esthétique et scrutatrice, et l’hybride, tout à la fois sécurisante et ouverte sur le monde.
2. Le fonctionnement d’un portail coulissant repose sur deux grandes techniques de mise en œuvre : le rail sur béton et le système autoportant. Idéal pour supporter le poids des gabarits les plus imposants, le rail a un rôle de guide pour les roulettes fixées sous le portail. Il permet de soulager l’action de la motorisation et de prévenir son usure. Seule exigence, mais de taille : des travaux de maçonnerie doivent être effectués au sol, d’un pilier à l’autre du portail, pour servir de socle et de réceptacle au rail. Pas de chantier à envisager, en revanche, pour les systèmes autoportants. Et pour cause, le portail évolue, grâce à un chariot, d’avant en arrière, par traction au-dessus du sol, sans le toucher, mobilisant directement le moteur. C’est le système favori des structures légères en PVC ou en alu.
1. La norme européenne EN 13241-1 est la seule garante de la sécurité des utilisateurs de portails et portes de garage automatiques. Elle stipule que les systèmes motorisés ne peuvent ni pincer, ni cisailler, ni entraîner leur utilisateur. Son non-respect engage à la fois l’installateur et le propriétaire. Au moment de l’achat, ce dernier doit en outre toujours vérifier que le portail repéré dispose bel et bien du marquage CE sur son emballage (et la facture).
Pour les portails coulissants automatisés, deux accessoires sont obligatoires : des cellules photoélectriques et un feu clignotant. Si elles détectent la présence d’un obstacle, d’une personne ou d’un animal sur la route du portail en action, les premières entraînent l’arrêt de la manœuvre et la mise en sécurité de l’espace environnant. Le feu clignotant, lui, n’a d’autre vocation que d‘alerter piétons et automobilistes de l’ouverture du portail et d’éviter qu’un accident ne se produise.
En termes de réglementation, il convient, avant d’installer ou de faire installer un portail coulissant, de consulter le Plan local d’urbanisme de sa commune de résidence. Il indiquera les distances à respecter avec la voie publique, les couleurs et matériaux auxquels on peut prétendre, ainsi que les hauteurs autorisées. S’il impose le dépôt d’une déclaration préalable de travaux, sachez que l’instruction dure un mois. Notez que dans certaines zones protégées, l’autorisation des Bâtiments de France peut être exigée.
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