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Tous les coûts 
dans la nature

Quel budget pensez-vous devoir consacrer à votre futur abri de jardin ? Difficile de répondre à pareille question quand on n’a aucune idée des dimensions (notamment de la hauteur) et de l’usage qu’on fera de son équipement. Si vous le destinez uniquement à la protection et au réchauffement de votre bassin, un abri plat à 4 000-5 000€ (hors pose, bien sûr), un bas (de hauteur inférieure à 1m) à 6 000-7 000€ ou un semi-haut (de 1,20 à 1,80m) aux environs de 10 000€ suffiront à votre bonheur. Au-delà, pour un modèle dit « haut » (à partir d’1,80m), sous lequel vous pourrez profiter librement de la
« plage », circuler, vous étendre et même partager un verre, un modèle « correct » à moins de 12 000€ sera difficile à dénicher. Surtout si vous le voulez en verre trempé. Une vraie pièce à vivre, ça se mérite !


L’alu en tête

Comme pour une véranda, à laquelle on apparente bien souvent l’abri de piscine, le choix des matériaux est conditionné par les envies et les besoins de l’acheteur en termes d’esthétique et de résistance, de qualité isolante et de facilité d’entretien. Réputé pour sa légèreté, sa durabilité et son adaptabilité à tous les décors, l’aluminium rallie un maximum de suffrages, loin devant l’acier, très coûteux bien que robuste, le PVC, jugé un tantinet moins résistant et, bien entendu, le bois, dont on sait qu’il faut l’entretenir régulièrement pour espérer le voir bien vieillir. Côté vitrage, verre trempé, plexiglas et polycarbonate (PVC et résine ont du mal à laisser passer la lumière) raflent la mise pour assurer solidité et transparence à la structure. Notez que pour les versions 
« hautes », le verre trempé (par ailleurs matériau de base des abris fixes) et le polycarbonate sont très souvent associés, le premier pour équiper les parois, le second le toit. 


A fond les formes

Là encore, tous les goûts sont dans la nature. A l’abri dit classique, droit, se présentant tel un cube posé en bord de bassin, s’opposent des modèles plus « élégants » -et un brin plus coûteux-, comme les angulaires, à pans droits ou coupés, ou les dômes, idéaux pour les spas et les bassins ronds, hexagonaux et octogonaux, reconnus tout à la fois pour leur esthétique et leur capacité à résister aux intempéries, qu’ils laissent « glisser » sur leur peau lisse. 


Les versions hybrides à parois fixes droites en verre trempé et toit cintré en polycarbonate sont également répandues. Celles-là disposent bien souvent d’un mécanisme d’ouverture (manuel ou électrique en option) par emboîtement des modules les uns dans les autres. On les dit « télescopiques ». Lorsque ces mêmes modules, généralement plats, glissent sur des rails pour s’encastrer, là encore, les uns dans les autres, on les dit « coulissants ». Et « amovibles » lorsque les différents modules qui composent l’abri se soulèvent et se retirent entièrement.


Dans les textes…

La loi n°2003-9 du 3 janvier 2003 relative à la sécurité des piscines impose aux propriétaires de bassins enterrés et semi-enterrés privatifs, à usage individuel ou collectif (piscine familiale et de résidence, piscine d’hôtel, de village de vacances et de camping), l’installation d’au moins un système de sécurité conforme aux normes françaises suivantes : NF P 90-306 pour une barrière de protection, NF P 90-307 pour une alarme, NF P 90-308 pour une couverture de sécurité et NF P 90-309 dans le cas d’un abri de piscine.


Tout propriétaire qui ne respecterait pas cette obligation légale encourt une amende de 45 000€.

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