Aujourd'hui
Le ballet des pelleteuses et autres engins de chantier s'organise à quelques mètres de la longue ligne droite bitumée où sont testés les véhicules. Pour l'heure, difficile d'imaginer qu'un pôle de recherche et de formation verra le jour à Jaunay-Marigny, fin 2027, sur deux étages et 2 855m². Dans ce bâtiment, chiffré à 4M€, techniciens en électronique, carrossiers et experts en accidentologie s'affaireront autour de l'innovation et de la mobilité de demain. Et qui dit mobilité de demain dit véhicules électriques. Le pôle initial est devenu trop exigu pour contenir, à lui seul, la croissance des effectifs -30 salariés en 2024, 39 en 2026-, ainsi que la part grandissante des véhicules électriques dans le parc automobile. « Aujourd'hui, 90%, des véhicules que nous crashons sont électriques », note Christophe Petrynka, directeur du site. Pour s'adapter à cette transformation, l’entreprise doit faire évoluer ses infrastructures et ses équipements. « Très concrètement, nous avons des batteries de véhicules électriques de gros SUV qui peuvent monter jusqu'à 800kg, et ça prend de la place ! » Au-delà du simple manque de place, c’est bien un changement de cap qui se dessine. Reconnu pour son expertise en carrosserie et peinture automobile, le centre de formation voit aujourd’hui son activité évoluer au rythme des mutations du secteur.
Dans le futur bâtiment, les équipes se consacreront à l’étude des batteries, des moteurs électriques, des chaînes de traction et de toute l’électronique embarquée qui équipe désormais les véhicules modernes. « La batterie, c’est le cœur du véhicule électrique, mais ce n’est pas le seul enjeu, souligne Christophe Petrynka. Entre la batterie et les roues, on retrouve des calculateurs, des onduleurs, des moteurs et toute une chaîne d’équipements électroniques qu’il faut apprendre à diagnostiquer, réparer et analyser. » Le nouvel outil permettra également d’accompagner la montée en puissance des activités de formation qui touchent pour l’heure plus de 2 200 professionnels de l’automobile partout en France autour de plus de 30 modules distincts.
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