Quatre ans après son arrivée à Poitiers, Pony s’est progressivement ancrée dans les habitudes de déplacement des habitants. Porté par une fréquentation en forte hausse, le service de vélos et trottinettes en libre-service s’impose comme une alternative moins carbonée à la voiture.
Ils se faufilent, longent les voitures et sillonnent Poitiers à toute heure de la journée. Depuis leur arrivée, les vélos et trottinettes Pony se sont fondus dans le décor et font aujourd’hui pleinement partie du paysage poitevin(*). « On observe qu’une grande partie de la population s’est emparée de ces nouvelles mobilités »,
se félicite Guillem Leroux, directeur du développement de la société Pony. Depuis le lancement du service, deux millions de trajets ont été réalisés dans la Vienne. Un cap symbolique qui vient tout juste d’être franchi en ce mois de septembre. Cette progression se mesure aussi dans les usages. Entre 2025 et 2026 (janvier-août), le nombre de trajets a augmenté de 10%, signe que les 450 vélos et
450 trottinettes en libre-service s’installent progressivement dans les habitudes de déplacement. « Les usagers utilisent nos services de manière plus régulière, en instaurant ce mode de locomotion dans leur quotidien », observe Guillem Leroux. Cette évolution s’explique notamment par la praticité de ces modes de déplacement : rapidité, stationnement facilité, prix attractifs...
Avec une moyenne de
2,7km par trajet, le service cible des déplacements urbains courts, susceptibles de remplacer certains trajets effectués habituellement en voiture. Reste que ces nouvelles mobilités ne touchent pas encore tous les publics de la même manière. 85% des utilisateurs de Pony à Poitiers ont moins de 30 ans, une proportion qui s’explique notamment par une forte population étudiante couplée à un taux de motorisation plus faible chez les jeunes.
« Notre volonté est désormais de toucher un public plus large »,
indique le directeur du développement de l’entreprise.
Des déplacements
moins carbonés
Ce changement de mode de déplacement se ressent sur le bilan carbone. Selon une étude menée par le cabinet Alternative carbone, un trajet effectué en milieu urbain avec Pony émettrait près de dix fois moins de carbone qu’un trajet équivalent en voiture. Si la fabrication des engins pèse dans l’empreinte carbone, celle-ci diminue au fil des années d’utilisation. « A Poitiers, nous n’avons encore jamais eu besoin de renouveler notre flotte », précise la société. Pony cherche ainsi à faire durer ses équipements le plus longtemps possible. « Nos batteries sont conçues sans soudure, ce qui permet de changer une cellule sans remplacer toute la batterie et de garantir une durée de vie de dix ans », conclut Guillem Leroux.
(*)Et de quelques communes de l’agglomération, comme Buxerolles, Biard, Fontaine-le-Comte, Chasseneuil…