Le PB86 doit se souvenir 
des belles choses

Après une saison exceptionnelle, ponctuée par une finale de play-offs d’Elite 2, le PB86 repart au combat vendredi face à Evreux, à Saint-Eloi. Avec une équipe encore rajeunie et l’ambition de confirmer son rang en 2026-2027.

Arnault Varanne

Le7.info

Un été brûlant n’y a rien fait. Personne n’a oublié le magnifique parcours du Poitiers Basket 86 jusqu’en finale des barrages d’accession et cette cruelle défaite sur le parquet de l’Elan Béarnais. Avec la disparition de Monaco du paysage professionnel, certains se sont d’ailleurs demandé si Poitiers ne serait pas le club appelé à ferrailler en Betclic Elite avec le gratin du basket français. Mais pour Andy Thornton-Jones, le mirage n’a jamais vraiment existé. « On est parti avec l’idée de recruter des joueurs pour la Pro B, balaie le coach du PB86. Le recrutement est déjà assez difficile comme ça. On ne pouvait pas se permettre d’attendre. » Des douze guerriers de l’effectif précédent(*), il n’en reste que quatre, « mais quatre joueurs importants de l’effectif ». Harley (32 ans), Ramljak (36 ans), 
Ratton (24 ans) et Prot (22 ans) joueront cette saison un rôle prépondérant auprès de leurs nouveaux coéquipiers.

Jeunesse au pouvoir

Fidèle à son ADN, Poitiers a recruté trois « jeunes à fort potentiel » appelés à grandir entre Boivre et Clain : Isaac Guedegbe à la mène (18 ans), en provenance de la JL Bourg, Matthys Mahop (18 ans) en périphérie et le très musculeux Kény Vado (18 ans) à l’intérieur. Les deux derniers viennent du Pôle France et le trio a déjà montré par séquences l’étendue de son talent dans les matchs de présaison. Le retour de Chris Dauby dans son club formateur correspond à une forme de logique, lui qui sort d’une saison accomplie sur le plan individuel du côté de Quimper. « On savait très bien qu’on retravaillerait ensemble un jour, il fallait juste trouver le bon moment », décrypte Andy Thornton-Jones. La constitution du puzzle 2026-2027 a 
trouvé son épilogue début juillet avec les signatures du meneur/arrière Keaston Willis -« il était sur une liste de dix joueurs que nous suivions en Europe »-, très en vue en Suède (18,7pts, 3,7rbds, 2,1pds) et de Noel Brown, à son avantage en Bulgarie. « L’idée n’était pas de remplacer Narcisse avec le même profil, explique le technicien franco-britannique. Noel est un vrai point d’ancrage capable de mettre des points près du cercle. » Avec 23,5 ans de moyenne d’âge, le PB devrait être l’une des plus jeunes équipes d’Elite 2. 


Rendez-vous vendredi

Avec quelles ambitions sportives ? Faire mieux signifierait une accession en Betclic Elite, ce que la courbe budgétaire du club (3,2M€) et sa masse salariale (829 000€) ne dessinent pas exactement comme une évidence. Des formations telles qu’Orléans, Nantes ou Blois semblent disposer de davantage de moyens et donc de garanties de succès. Ça, c’est pour la logique comptable, car la meilleure deuxième division d’Europe nous a habitués à des surprises tous les ans. Jusque-là, le PB a réalisé un sans-faute avec cinq victoires en préparation (La Rochelle deux fois, Blois, Boulazac, Bordeaux en Coupe de France). Mais le début des choses « sérieuses », c’est vendredi. L’ALM Evreux se présentera à Saint-Eloi en quête d’un exploit. Ceux-là mêmes que Poitiers a multipliés en mai et juin. Se souvenir des belles choses et rêver en grand ne sont pas contradictoires.

(*)Aurèle Brena Chemille (San José State, NCAA), Narcisse Ngoy (Auburn, NCAA), Marcus Gomis (Nantes), Guillaume Eyango (Champagne Basket), Marcus Hammond (Nancy, Betclic Elite), Samuel Idowu (Tokyo), Soumaïla Koita (Mons, prêt) et Jean Vergez-Pascal (Mulhouse, prêt) ont quitté le groupe.

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