Le co-working s’invite dans la coiffure

Caroline Maugard et Benoit Fouilleul ont lancé Le Fauteuil, à Buxerolles, un salon au concept original car ouvert aux indépendants avec jusqu’à quatre coiffeurs en simultané.

Arnault Varanne

Le7.info

Ils avaient déjà planché sur le projet il y a quatre ans, poussant leur recherche jusqu’à Nantes où deux associées ont ouvert le leur. Mais c’était sans doute trop tôt. Voilà Caroline Maugard et Benoît Fouilleuil de « retour » avec cette fois un concept clé en main de salon de coiffure partagé. Le Fauteuil se trouve en face de la mairie de Buxerolles et propose un espace de 70m2 à louer à la semaine ou au mois par des professionnels de la coiffure et de l’onglerie, indépendants cela va de soi. « Ce salon, je l’ai tenu pendant vingt ans avant de le vendre, explique Caroline. Après le départ de notre locataire en fin d’année, on a d’abord cherché à relouer, mais l’immobilier d’entreprise n’était pas très florissant… »

La patronne du salon Dessange de Poitiers centre-ville et son compagnon ont donc réactivé la piste du lieu de co-working appliqué à la coiffure et à l’onglerie, sachant que le secteur compte de nombreux free lance. Le Fauteuil dispose de quatre bacs à shampoing amovibles sans effort et d’autant de postes de travail. « Nous fournissons le cadre de travail, charge aux indépendants d’amener leur matériel, serviettes, etc. » C’est le schéma idéal pour des jeunes qui veulent se lancer. De leur côté, les clients peuvent prendre rendez-vous pendant les horaires d’ouverture du salon ou sur la plateforme Planity.

Tendance lourde

Le salon partagé est une tendance lourde en France, notamment dans des villes telles que Paris, Toulouse ou encore Lyon. Selon l’Union nationale des entreprises de coiffure, le secteur a en effet perdu plus de 17 000 salariés entre 2011 et 2023, tout en enregistrant une hausse de 222% de micro-entrepreneurs, soit 21 546 créations d’emploi. Pour les indépendants, le concept coche plusieurs cases : pas de charges fixes, une souplesse en fonction des rendez-vous et des synergies avec d’autres professionnels. Si Le Fauteuil a déjà réussi à séduire un coiffeur, Caroline Maugard rappelle les règles : « Nous demandons systématiquement une copie du diplôme et l’attestation de responsabilité civile professionnelle. L'idée n’est pas d’établir un contrat avec quelqu’un qui n’aurait pas les compétences requises. »

Plus d’infos à 
lefauteuilbuxerolles@gmail.com.

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