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L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne, rédacteur en chef du 7.
Une relégation évitée sur tapis vert, un entraîneur remercié en cours d'exercice. Dans le sillage de ses voisins du département, les Aiglons ont laissé quelques plumes. Car si l'US Chauvigny s'apprête à entamer un septième exercice consécutif en National 2 (National 3 jusqu'en jui, ndlr), le contexte a profondément changé. Avec les relégations du Stade poitevin et du SO Châtellerault, le club est désormais le seul porte-étendard de la Vienne au niveau national. Un statut aussi inédit que symbolique, que les dirigeants accueillent avec humilité. « Nous sommes surtout tristes pour le football départemental. Il faut toujours une locomotive dans un territoire », résume le directeur sportif Kévin Périvier. A Chauvigny, personne ne se laisse griser. Le discours est pragmatique. Le mot d'ordre reste le même : optimiser. Avec un budget d'environ 400 000€, englobant l'ensemble de la structure, de l'école de football à l'équipe première, le club évolue avec des moyens comparables à ceux d'un club de Régional 1. « Ce sera certainement le plus petit budget de notre poule, et probablement l'un des plus faibles de National 2 », assume Kévin Périvier. Conséquence directe, la quasi-totalité des joueurs exerce une activité professionnelle en parallèle. Les entraînements débutent à 19h15, une fois la journée de travail terminée. Pour beaucoup, la rémunération ne couvre guère plus que les frais de déplacement, mais la passion et les valeurs, elles, sont bien là.
C'est pourtant ce projet qu'a choisi Hervé Loubat. L'expérimenté technicien n'a pas été séduit par les infrastructures ou les moyens, mais par les valeurs du club. Après plusieurs expériences à Angoulême ou Trélissac, il recherchait avant tout un projet guidé par l’humain. « Je voulais retrouver un club où partager des choses avec les dirigeants, les éducateurs et les bénévoles. J'avais perdu cela ces dernières années », confie celui qui s'est engagé jusqu'en 2029. Son arrivée marque aussi une rupture avec la saison précédente. Cette fois, le recrutement s'est construit autour du nouvel entraîneur, de son regard, afin d'assurer davantage de cohérence sportive. Une douzaine de recrues sont venues renforcer un effectif largement renouvelé, parmi les recrues un certain Ben Aboubacar, Clément Grégoire, Paco Mathis, tous trois anciens joueurs du Stade poitevin. Dans ces conditions, l'objectif ne surprendra personne : assurer le maintien le plus rapidement possible. « Chaque point sera un exploit », glisse même le directeur sportif. Après une présaison au bilan contrasté (2v, 2d, 2n) et marquée par de nombreuses blessures -rupture des ligaments croisés pour Valentin Grégoire-, l'USC passera un premier test grandeur nature samedi à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.
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