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L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne, rédacteur en chef du 7.
Il appelle « ça » son « délire ». Un p’tit truc en plus qu’il cultive en marge de sa vie d’entrepreneur -associé des Ets Fradet, à Lhommaizé- et de père de famille, de deux enfants en bas âge. Romain Fradet se marre toutes les dix secondes à l’heure d’évoquer sa vie artistique de rappeur amoureux des mots et attiré par la scène. L’air de rien, MC Defra se produira le 12 septembre pour la troisième fois de l’année. « La première, c’était à La Carna, à Parthenay, et la deuxième lors des 125 ans du Stade poitevin rugby », explique le trentenaire, fan d’IAM, NTM ou encore Nekfeu. Le troisième concert, sans doute le plus impressionnant, aura lieu à Vasles, dans le cadre du festival Ouaille Note qui attire plusieurs milliers de personnes. Un événement auquel il a gagné le droit de participer en remportant le concours tremplin. Ils étaient 250 sur la ligne de départ, puis 20, puis 3...
Dans son enthousiasme débridé, le MC du Sud-Vienne est allé jusqu’à imprimer des flyers et les distribuer sur le campus et dans les bars pour inciter les Poitevins à voter pour lui. « J’ai une sainte horreur des réseaux sociaux, mais j’aime beaucoup aller vers les gens. Autant écrire des morceaux et créer des sons me fait kiffer mais faire la promo en ligne, je déteste ! »
Entre autres titres, MC Defra avait accouché de Ve2rieres, écrit au moment d’un séjour étudiant à Bristol. L’hommage au village dans lequel il a grandi est touchant. Récemment, le rappeur a livré Ici c’est Poitiers !. Extraits : « Un bout de farci dans l'Falsar, C'est pratique quand t'as la dalle ; Bienvenue dans la ville du terroir ; Ici c’est Poitiers Capitale ! ; C'est un village d'irréductibles, Une destination incontournable ; Pour faire la bringue, je serai ta bible ; Attention, soirée incontrôlable ! ».
MC Defra revendique son attachement à ses racines. Comme un certain Kamini, que Romain a invité à jouer avec lui le 12 septembre à Vasles. Qui ne se souvient pas de l’auteur de Marly-Gomont, un titre emblématique sur la vie d’un ado (noir) dans un village composé à « 95% de vaches » ? L’occasion de passer un bon moment et d’immortaliser ses progrès micro en main. Depuis « sept-huit ans », l’artiste se donne les moyens de ses ambitions. Il consacre désormais une journée par semaine à la musique, enregistre ses titres dans un studio poitevin, s’est entouré d’un DJ pour peaufiner les bandes-son de ses textes et s’efforce d’exposer son talent sur Bandcamp, Instagram et YouTube. Sans prétention, si ce n’est celle de vivre sa passion à fond.
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