Aujourd'hui
Après la présidentielle, cap sur les législatives. Dans les états-majors politiques, les grandes manœuvres sont lancées. Entre unité et zizanie, les tractations vont bon train. Dans un contexte de recomposition de l’échiquier politique, la bataille du « troisième round » s’annonce féroce… En attendant, une incertitude hante les esprits : la participation. Comment combattre la désaffection et remobiliser les électeurs ? C’est tout l’enjeu du scrutin. Dans un pays fracturé et de plus en plus défiant à l’égard de la chose politique, le spectre d’une abstention massive plane au-dessus des urnes. Plus que jamais. De quoi donner des sueurs froides aux candidats en course. Car aux législatives, le taux de participation est une variable qui peut tout changer. En effet, si aucun candidat ne l’emporte dès le premier tour, seuls ceux ayant rassemblé au moins 12,5 % des électeurs inscrits dans la circonscription peuvent jouer les prolongations. Autrement dit, plus l’abstention est forte, plus le seuil pour se maintenir est élevé, et plus la probabilité de triangulaires ou de quadrangulaires s’éloigne. Du coup, le ticket d’entrée pour le second tour risque d’être difficile à décrocher. En 2017, on s’en souvient, 51,30% des électeurs avaient boudé les urnes (48,89% dans la Vienne, 51,42% à Poitiers et 55,80% à Châtellerault). Et beaucoup plus encore au tour suivant. Peut-on espérer un sursaut de participation le 12 juin ? Rien n’est moins sûr.
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