Derrière un aspect quelque peu barbare, les verbes dits 
« pronominaux » se construisent au gré d’une logique finalement implacable. La preuve avec la chronique de Nicolas Boursier.

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Les deux règles de base concernant les verbes « pronominaux » sont les suivantes... ils se construisent toujours avec l’auxiliaire « être » dans les temps composés 
 ils se conjuguent avec un pronom réfléchi de la même personne que le sujet :
 me, te, se (et leurs formes élidées m’, t’, s’), nous et vous. Certains verbes n'existent qu'à la forme pronominale. C’est le cas de « s’accroupir », « se méfier », « se réfugier »… 
« Accroupir », « méfier » et « réfugier » n’existent pas en tant que tels.

Pour la conjugaison des formes composées, la règle qui s’applique veut que l’on détermine si le pronom réfléchi (se, te, me, nous, vous) est COD ou COI.
 Quand le pronom réfléchi est COI, le verbe reste invariable. Exemple : « Les ennuis se sont succédé ». Les ennuis ont succédé à quoi (COI) ? à « se » pour 
« eux-mêmes ».
 Quand le pronom réfléchi est COD et placé avant le verbe, ce dernier s’accorde en genre et en nombre. Exemple : « Ma sœur s’est lavée ». Ma sœur a lavé qui ? « s » pour « elle ». « s » est le COD et est placé avant le verbe, d’où l’accord.
 Quand le pronom réfléchi est COD et placé après le verbe, ce dernier reste invariable. Exemple : « Ma sœur s’est lavé les mains ». Ma sœur a lavé quoi à qui ? Les mains à elle. « Les mains » est le COD et est placé après le verbe, d’où l’absence d’accord.

Plusieurs formes

On distingue plusieurs formes de verbes pronominaux.
 les passifs : le sujet n’accomplit pas l’action, il la subit. 
Ex. « La morale se comprend dans la fable » (ce n’est pas la morale qui comprend, c’est « se » pour « on » = On comprend la morale dans la fable)
 les réfléchis : le sujet subit l’action qu’il effectue
. Ex. « Ma petite sœur se contemple cinq fois par jour dans la glace » 
(ma petite sœur contemple elle-même)
 les subjectifs ou irréfléchis : le sujet ne subit pas l’action qu’il effectue. 
Ex. « Le gardien de l’équipe adverse s’est toujours méfié de mes coups-francs. » (le gardien ne se méfie pas de lui-même, mais de mes coups-francs)
 les réciproques : il y a échange, réciprocité, entre plusieurs sujets
. Ex. « Ils se sont querellés toute leur enfance. » (ils se sont querellés mutuellement, entre eux).

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