Aujourd'hui
Les inscriptions sont ouvertes depuis le 12 janvier. Et même si le chef du Cirfa(*) de Poitiers juge le démarrage « timide », nul doute que les 3 000 places du nouveau service national pour 2026 devraient trouver preneur dans les semaines à venir. Le capitaine Louis Soy et ses équipes seront au parc des expositions de Poitiers ce week-end à l’occasion du Salon du lycéen et de l’étudiant. Des spots télé, une campagne de communication dans la presse et sur les réseaux sociaux appuient le nouveau dispositif auprès des principaux concernés. La cible ? « Sur cette première année, ce sont plutôt les 18-19 ans, répond le lieutenant-colonel Julien, commandant en second du RICM de Poitiers. L'idée est que ces jeunes donnent du temps pour servir et unir la nation, en vue de participer à la protection du pays dans un environnement géopolitique qui commence à être très incertain. »
En pratique, le processus de recrutement (sengager.fr) s’étalera jusqu’en avril. Une présélection régionale s’opérera avec « trois choix possibles pour les jeunes ». « Ensuite, nous recevrons 45 candidats, éclaire le gradé, pour les évaluer sous la forme d’un entretien avec la cellule recrutement, puis d’une visite médicale. » Trente profils seront retenus pour intégrer le RICM à l’automne 2026. « Ils seront incorporés entre septembre et novembre, même si nous avons demandé mi-novembre au niveau du régiment. » Quelle que soit l’échéance, les futurs bidasses passeront dix mois sous les drapeaux, dont le premier en formation. « Pour faire du sport, suivre une formation militaire, apprendre le maniement des armes, le règlement militaire. Ce qu’on appelle le fonds de sac. »
Et après ? Le RICM, qui fêtera en juin ses 30 ans d’implantation à Poitiers, aiguillera 25 volontaires vers les escadrons de combat, deux vers la mécanique, autant dans les transmissions et le dernier occupera un « poste » d’assistant administratif RH. Précision importante : les futurs serviteurs de la Nation ne pourront pas participer aux opérations extérieures (Opex) et seront donc cantonnés « au territoire national pour des opérations comme Sentinelle ». En échange de leur engagement, l’armée leur versera 800€ brut par mois. Ils seront nourris, logés, blanchis et bénéficieront de 75% sur leurs trajets SNCF. De quoi les inciter à sauter le pas d’un engagement plus pérenne ?
« Cette première expérience peut donner envie de s’engager, pourquoi pas, comme militaire d’active ou réserviste. Il me paraît important que les gens redécouvrent la vie en collectivité, comment servir avant de se servir », analyse le lieutenant-colonel Julien. Rappelons que le régiment le plus décoré de France a doublé son nombre de postes de réservistes (100 à 200), ce qui porte à 800 ses effectifs à Poitiers.
(*)Centre d'information et de recrutement des forces armées.
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3 000 jeunes volontaires effectueront cette année le nouveau service national militaire voulu par le gouvernement. A l’automne, le Régiment d’Infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers en accueillera trente, avec l’objectif de leur apprendre à servir.