Actuel coach de la réserve et ancien ailier, Ludovic Guignier coachera les Griffons la saison prochaine à la place de Romain Guillard, en partance pour Saint-Cyr-sur-Loire. Les deux techniciens se retrouveront-ils face à face en Nationale 1 fédérale ?
A huit journées de la fin de la saison régulière, le Grand Poitiers handball 86 est idéalement placé pour accéder à la Nationale 1 fédérale… sur le terrain. L’Union Sud-Mayenne est certes repassée devant les Griffons au classement, mais avec un match en plus, poule à treize équipes oblige. Régis Debare se projette avec gourmandise sur cette avant-dernière journée, le 30 mai, où son club accueillera Saint-Ouen l’Aumône. Pour « le match » de la montée ? « C’est trop tôt pour le dire, évacue le président du Grand Poitiers handball 86, mais ce serait sympa… » Romain Guillard disputera alors son avant-dernier match sur le banc du Bois d’Amour ou de Saint-Eloi. Après deux saisons entre Clain et Boivre, l’ancien technicien des Vikings de Caen a choisi de relever un autre challenge, en Nationale 1 fédérale, à Saint-Cyr-sur-Loire.
La solution interne
« On ne part pas fâchés, observe Régis Debare. On s’était dit qu’on devait mutuellement s’apporter et c’est réussi. Romain est sans doute le meilleur entraîneur qu’on ait eu ici. Et ses aspirations de rejoindre le très haut niveau sont encore un peu prématurées pour nous en termes de structuration. » Signe de sa nouvelle attractivité, l’un des cadors de la Nationale 1 a reçu beaucoup de CV d’entraîneurs, parfois prestigieux, mais a finalement choisi de confier les clés à Ludovic Guignier. L’entraîneur de la réserve en avait « envie » et s’en sent « capable » après l’obtention de son diplôme de titre V. Du baby-hand à la Nationale 1, l’ancien ailier aux 111 matchs et 287 buts (2019-2025) a « très bien réussi dans le club », selon son président. « L’équipe de N3 est 3e alors qu’elle est promue avec de jeunes joueurs. »
Une salle problématique
Dans la perspective de la saison 2026-2027, les Griffons se projettent sur un effectif identique « à deux-trois éléments près ». Il faudra aussi au club gonfler son budget pour assurer, en cas de montée, son maintien en Nationale 1 fédérale. Régis Debare évoque une enveloppe de 550 000€, là où elle s’élève à 430 000€ cette année. Restera la problématique de la salle, avec cinq rencontres disputées à Saint-Eloi depuis septembre, les autres étant jouées au gymnase du Bois-d’Amour. Les dirigeants ne s’en cachent pas, c’est une problématique, même si la Ville de Poitiers a prévu de rénover le sol et la toiture du Bois-d’Amour. L’enceinte s’avère trop étroite pour accueillir davantage de spectateurs et, surtout, de partenaires privés autour d’un réceptif digne de ce nom.
DR Joseph Leroux