Aujourd'hui
Nos confrères de France Inter ont révélé hier avoir eu accès au rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) réalisé à la suite du meurtre d’Ines Mecellem, le 8 septembre 2025. La police des polices pointerait dans ce document des dysfonctionnements et des erreurs d’appréciation, mais aucun fait relevant de la justice pénale ni même d’éléments suffisants qui caractériseraient une mise en danger délibérée des policiers.
Deux jours avant le drame, Inès avait pourtant appelé la police car elle avait été suivie par son compagnon dans les rues de Poitiers. L’homme avait été interpellé puis relâché dans la foulée. Jusqu’à commettre l’irréparable... Ce fameux samedi 6 septembre, le brigadier n’aurait pas eu accès aux compléments de plaintes déposés par la victime, ni même à la fiche de recherche, même s’il savait qu’elle était munie d’un téléphone grave danger. Le procureur de la République de permanence n’a pas non plus été avisé de la libération du mis en cause.
Quelle suite donneront les autorités, sachant que le ministre de la Justice a également ordonné une enquête de l’Inspection générale de la justice ? La procureure de la République de Poitiers Rachel Bray indiquait hier « ne pas avoir eu de retour de l’IGPN quant à l’enquête administrative et son rapport, qui devra nécessairement donner une analyse avant toute suite au plan pénal ». De son côté, interrogée par France Inter, Me Pauline Rongier, avocate de la famille d’Ines, estime que « les responsabilités individuelles doivent être examinées ».
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