Lumière sur Agharta

De meilleurs potes dans la cour de récré à fondateurs associés, Maxime Colasson et Ismaël Tournade ont transformé leur passion pour l’image en aventure entrepreneuriale avec Agharta. Il leur aura fallu dix ans pour y arriver.

Pierre Bujeau

Le7.info

Difficile d’imaginer qu’une entreprise spécialisée dans l’image ait choisi d’implanter ses quartiers au beau milieu des plaines civraisiennes. L’étonnement est d’autant plus grand lorsque l’on apprend que la structure a été fondée par deux associés âgés de tout juste 20 ans, à l’époque. « À Couhé, le loyer n’est pas le même qu’à Poitiers, et puis on est beaucoup plus libres ici », sourit Maxime Colasson. Une liberté qui leur permet aussi bien de tourner des plans au drone pour valoriser l’activité de clients locaux, comme l’entreprise Pascault Démolition, que de réquisitionner -avec les autorisations nécessaires- un tronçon de route pour capter les drifts de la Team VRCompétition. Ce qui n’était au départ qu’un 
« passe-temps d’adolescents », 
nourri pendant près de cinq ans sous forme associative, s’est peu à peu mué en véritable projet entrepreneurial. « On s’est connus à l’école primaire à Couhé. On a grandi ensemble, et notre passion pour l’image et le cinéma a grandi avec nous », confie Maxime. Les deux compères ont suivi leur propre chemin sur la voie de la formation pour consolider le projet commun. L’un vers la technique et la post-production en école de cinéma, l’autre vers le commerce, en BTS, afin d’asseoir les bases économiques de l’entreprise, aujourd’hui structurée en Sarl.

Avenir et ambition

A 21 printemps, les deux associés ont pu faire l’étalage de leur professionnalisme auprès de plusieurs clients. Manon Gauthier, créatrice et couturière basée à Celles-sur-Belle, qui habille notamment Gims, a fait appel à Agharta pour mettre en images sa dernière collection. Le Stade poitevin rugby leur a également confié la réalisation de deux vidéos promotionnelles dans le cadre d’un partenariat. Et puisqu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années, le duo entend désormais se frotter aux appels d’offres publics de grands prescripteurs. 
« On sait que c’est la prochaine étape à franchir pour passer un cap. » Avec, en filigrane, l’envie de toucher un jour au monde du cinéma. L’avenir dira si cette ambition précoce trouvera, elle aussi, sa place à l’écran.

À lire aussi ...