Alexandre Gely enseigne l’excellence

Patron de la chocolaterie-pâtisserie Fink, à Poitiers, Alexandre Gely a commencé comme apprenti à 15 ans. Passion, travail, réussite, ce sont les valeurs qu'il souhaite transmettre.

Le7.info

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A la tête de la pâtisserie-chocolaterie Fink, à Poitiers, Alexandre Gely est un fervent défenseur de l'apprentissage. « Il a changé ma vie. J'ai commencé la pâtisserie dès l'âge de 15 ans. Ça a été un choix délicat. On sort d'une scolarité dite classique, on quitte le monde de l'enfance et on est confronté rapidement à celui des obligations, de l'entreprise. C'est un choc. » De ses débuts, le chef n'a rien oublié et guide aujourd'hui ses apprentis dans ce passage ardu. « Le maître d'apprentissage est là pour accompagner, épauler le jeune, mais de son côté, lui doit faire preuve de maturité, montrer son envie et être sûr de la voie qu'il emprunte. » Un apprenti reste avant tout un élève. « Je rencontre les parents en amont pour leur confirmer que j'assurerai la suite de l'apprentissage, tout en prenant soin de leur enfant. » Cela commence par transmettre les bases :
la ponctualité, le respect, l'hygiène, avant de poursuivre avec les recettes. « A ceux qui ont les qualités et le tempérament, je propose de s'inscrire à des concours. C'est formateur pour eux. »


Donner sa chance

Ainsi, Valentine Coiffard a obtenu le titre de Meilleure Apprentie de France 2025 en chocolaterie-confiserie. Précédemment, Lisa Kiev a décroché la première place en finale régionale de la Meilleure Apprentie de France en pâtisserie. « Leur réussite est pour moi une vraie satisfaction. Ces résultats font rayonner l'entreprise. Les jeunes qui exercent chez nous sont extraordinaires, intelligents, vifs, malins. Je leur donne les moyens de réussir mais, en contrepartie, il y a l'exigence. C'est avec l'effort, le travail, le savoir-faire que la réussite vient. »


Des valeurs qu'il distille au sein de son équipe ainsi que l'entraide et l'échange. Au laboratoire, sur 24 personnes 
(45 salariés au total avec le magasin de Chauvigny), 8 sont des apprentis. Tous ses salariés sont passés par l'apprentissage, dont plusieurs dans son établissement. « Ils arrivent à 15 ans et finissent leur formation huit ou neuf ans plus tard. Ce sont des enfants quand ils commencent qui deviennent des jeunes hommes et femmes brillants. C'est passionnant de suivre leur évolution. Quand je vois certains étudiants en précarité, sans être sûrs de décrocher un métier à l'issue de leur formation, je ne peux que défendre l'apprentissage. Nos apprentis ont cette chance d'être rémunérés, de profiter d'un laboratoire neuf pour travailler et d'avoir un poste à leur sortie. »

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