L'université vers plus d'apprentis

Si le nombre d'apprentis à l'université de Poitiers reste stable, de nouveaux parcours ouvriront à la rentrée prochaine.

Le7.info

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L’apprentissage fait progressivement sa place dans l’enseignement supérieur. A l’université de Poitiers, 5% des étudiants alternent aujourd’hui entre cours théoriques et sessions pratiques en entreprise. Le pourcentage n'a fait que progresser ces dernières années. A la rentrée 2025, 1 361 apprentis, répartis dans 81 parcours, avaient choisi ce mode de formation. « Ce chiffre est stable par rapport à l'an dernier : 
l'établissement résiste, relève Loïc Semiot, vice-président délégué à la Formation continue et à l'Apprentissage. C'est une bonne nouvelle quand on sait que la diminution des aides aux entreprises a pour conséquence une baisse de 6,3% des effectifs dans le supérieur au niveau national. »

Une diversité 
de parcours

Ces résultats, l'université les doit à la diversité des diplômes proposés (BUT, Deust, diplôme d'ingénieur, licence professionnelle ou encore master) ainsi qu’à celle des domaines couverts. Cela va de la chimie -avec notamment la chimie verte- à la pharmacie, en passant par la gestion des entreprises et des administrations ou encore les métiers du multimédia et d’Internet. D'ailleurs, le nombre de parcours ouverts à l'apprentissage progresse encore pour la rentrée 2026 avec la 
3e année du parcours ingénieur de l’École nationale supérieure des sciences applicatives et du risque à Niort, la 3e année de la licence chimie analytique et qualité et la 2e année du master comptabilité, contrôle, audit à Poitiers. « Nous avons des équipes pédagogiques engagées, des formations de qualité et des partenaires investis, c'est notre force. Le lien est fort avec les entreprises. Que ce soit dans l'ouverture de nouveaux parcours ou leur élaboration, nous construisons les formations avec elles. »

Portes ouvertes samedi

Des entreprises qui espèrent recruter, si tout se passe bien, l'étudiant à la fin du parcours. 
« En passant par l'apprentissage, chaque partie est gagnante, appuie Loïc Semiot. Le jeune apprend un métier tout en étant rémunéré. De l'autre, l'entreprise a une personne directement employable. » Pour accompagner au mieux les étudiants dans cette voie royale, l'université veille. 
« L'étudiant change de statut, il devient salarié. Cela peut parfois être compliqué entre les changements de rythme et les échéances. Nous déployons plusieurs dispositifs pour l'accompagner au mieux. » Le CFA Sup Nouvelle-Aquitaine accompagne ainsi les étudiants dans la recherche de contrats et d'aides. Pour avoir une idée du contenu des formations, de leur déroulé, l’établissement organise ses portes ouvertes samedi.

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