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Même si le soleil est réapparu, il n'est pas rare dans les champs de voir encore l'eau stagner. « Le blé et l'orge jaunissent et le colza non plus n'aime pas l'excès d'eau. Les jeunes prairies souffrent, énumère Philippe Tabarin, président de la Chambre d'agriculture de la Vienne. Ces intempéries ont compromis le potentiel des récoltes à venir. » Les plantations de pois de printemps ou d'orge ont dû être décalées. « Beaucoup de terrains sont encore impraticables et nous arrivons à la fin des périodes de plantation pour ces semences..., déplore le président. Il ne sera pas non plus possible de répandre d'engrais sur certaines parcelles. » Les zones les plus touchées se situent à proximité de cours d'eau, notamment dans le sud et le sud-est de la Vienne, là où les terres sont plus argileuses.
Du côté du maraîchage, les dégâts sont plus disparates. Certains légumes racinaires d'hiver non récoltés (carotte, navet, panais...) ont ainsi pourri d'avoir les pieds trop longtemps dans l'eau. Chez Tomates & Potiron, à Sèvres-Anxaumont, les trois associés, François Soulas, Thomas Portron et Anastasia Beaudouin, s'estiment chanceux. « Le travail sous les serres nous a permis de pallier les conditions météo, explique Thomas Portron. Et le fait d'avoir des parcelles légèrement en pente facilite l'écoulement. » Le travail de la terre a aussi pesé. « Nous ne sommes pas mécanisés, c'est donc plus facile de rentrer sur nos parcelles. Et nous enrichissons notre sol de matière organique pour préserver son pouvoir tampon. Nous allons donc continuer pour que demain, été comme hiver, il réponde mieux. » Si le mois de février a été pluvieux, il a aussi été chaud. « La mâche, par exemple, a poussé trop vite, nous allons produire plus que nous ne pourrons vendre... » Des plantations ont été décalées, des voiles de protection ajoutés ou des planches rehaussées. Les cultures de printemps n'ont par ailleurs pas encore pris de retard.
Une adaptation nécessaire mais compliquée, selon Philippe Tabarin. « Il y a quinze ans, on comptait un aléa climatique tous les trois ans. Aujourd'hui, avec le changement climatique, c'est un à deux aléas par an. Et ce printemps pluvieux n'évitera pas forcément une sécheresse de surface en juin, c'est imprévisible. » Il est également inquiet face à la rapidité d'éclosion de la végétation et à l'impact de gelées tardives. Sur les dégâts causés en février, il demande des dérogations, des reports de dates butoirs, ainsi que le déblocage d'aides pour les agriculteurs qui en feraient la demande. « Aux sommes versées plus faibles, il faut ajouter le prix des céréales en chute libre, ce qui ne permet pas toujours d'assurer les charges d'une exploitation. Les exercices vont être compliqués. »
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Iryna Bremond. 41 ans. Née à Minsk, en Biélorussie. Poitevine d’adoption. Ex-tenniswoman professionnelle. Devenue coach de jeunes talents et préparatrice physique. A la dure. Couve ses enfants de tout son amour. Signe particulier : un tempérament de feu.