Les métiers de la transition écologique concernent aujourd’hui l’ensemble des secteurs et ne s’adressent plus uniquement à une nouvelle génération d’étudiants en quête de sens dans leur emploi. Pour la première fois à Poitiers, un forum leur a été entièrement consacré.
Agriculture, transport, bâtiment, santé… Tous les secteurs disposent désormais de leurs salons et forums pour présenter leurs débouchés. C’est désormais au tour des métiers et des formations liés à la transition écologique de s’exposer, pour la première fois dans le département. « Sur le territoire, on avait le sentiment que cet événement manquait, alors même que ces métiers correspondent aux besoins locaux », explique Sonia Chopin, coordinatrice de l’Erip(*) du bassin d’emploi de Poitiers, à l’initiative de la journée aux côtés de la Mission locale d’insertion du Poitou, le 30 mars dernier. Organisé à l’Ensip, au cœur du campus poitevin, l’événement a attiré aussi bien de jeunes diplômés sortis d’école que des adultes en reconversion. Et lorsque l’on tend l’oreille, tous n’ont qu’un mot à la bouche : l’alternance. « Je suis encore étudiante à l’Ensip, donc je ne suis pas directement concernée. Mais est-ce qu’ils proposent des postes en alternance ? », interroge une jeune participante. Sa camarade poursuit : « On est venues par curiosité, pour voir ce que les entreprises proposent, si notre domaine d’étude offre des débouchés par la suite. » Au total, une quarantaine de personnes étaient inscrites, dont 42% de scolaires, 35% de demandeurs d’emploi et 23% de
salariés. Une fréquentation encore modeste. « On espérait un peu plus de monde. Peut-être que l’intitulé « métiers
verts » reste encore trop large », reconnaît Sonia Chopin.
De technicien
à ingénieur
Les métiers de la transition écologique irriguent aujourd’hui tous les secteurs. Pas étonnant donc de retrouver des entreprises aussi diamétralement opposées lors du salon que Recycles, réparateur de cycles, EasyLi, fabricant de batteries, ou encore de grandes entreprises comme Spie. « Nous recrutons en alternance sur des postes très variés, de l’électricien à l’ingénieur d’affaires, notamment dans le domaine du nucléaire »,
explique Corinne Jolly, responsable des ressources humaines chez Spie Building Solutions. Autres acteurs conviés aux festivités : les organismes de formation, qui ne manquent pas de cursus dans ce domaine. Ici, le lycée Kyoto. Eh oui, l’établissement ne propose pas que des formations en hôtellerie… « Beaucoup sont surpris, mais c’est notre ADN », explique Coralie Martinez, directrice adjointe de l’établissement. Nous proposons notamment un bac STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), ainsi que d’autres formations dans l’enseignement agricole et l’agroécologie. » Une diversité d’acteurs et de parcours qui témoigne d’un secteur en pleine structuration, appelé à se développer dans les années à venir.
(*)Espace régional d'information de proximité.