Comme des milliers de leurs collègues en France, des personnels de l’Education nationale de la Vienne ont été piégées fin mars par un faux message d’hameçonnage. L’opération Cactus vise à éveiller leur vigilance.
Pour tester les réflexes des élèves, parents et enseignants, le ministère de l'Éducation nationale, en collaboration avec les ministères de l'Intérieur et de la Justice, la Cnil et l’Unaf, a renouvelé l'opération Cactus. Fin mars, un message frauduleux simulant une tentative d'hameçonnage a été envoyé sur les espaces numériques de travail (ENT). L'opération a touché près de 9,2 millions de personnes sur l'ensemble du territoire, dont tous les lycéens de l'académie et quelque 4 000 collégiens dans la Vienne. 1 096 692 ont cliqué sur le lien, soit 12% du public cible, avant d'être redirigées vers un message de sensibilisation accompagné d'une vidéo pédagogique.
Une réponse éducative face à la menace croissante
L'opération répond à une explosion des cybermenaces, en hausse de 2 700% par rapport à l'année précédente. En 2026, un élève sur trois (cf. encadré) déclare avoir déjà été exposé à des actes de cybermalveillance : courriels, SMS frauduleux ou piratage de comptes. L'Académie de Poitiers, impliquée dans le dispositif Territoires numériques éducatifs, est particulièrement concernée.
« En informatique et en cybersécurité, on sait que le risque zéro n'existe pas, et surtout en ce moment », explique Nicolas Audoin, responsable de la sécurité des systèmes d'information du rectorat. Sa mission : protéger l'académie et ses données, les établissements de cycles 1 et
2 compris. « Nous travaillons sur la pédagogie dans les établissements scolaires auprès des générations futures », ajoute-t-il. L'enjeu : transmettre les bons réflexes. Les enseignants s'appuient pour cela sur un livret pédagogique dédié, tandis que les élèves bénéficient de programmes de sensibilisation à l'éducation aux médias. Le ministère de l'Éducation nationale affirme sa volonté de s'inscrire dans une stratégie pérenne, alliant connaissance des risques et citoyenneté numérique.
En cas de cybermalveillance, des solutions existent : la plateforme de signalement PHAROS et le numéro 17 Cyber sont accessibles sur cybermalveillance.gouv.fr.