Un souffle pour Abel

Soutenir la recherche en courant les 20km de Paris en octobre, c'est le défi que s'est fixé Loren Poiraton, après avoir appris que son fils Abel était atteint de la mucoviscidose.

Pierre Bujeau

Le7.info

C’est une maladie génétique. Et pourtant, ni Loren Poiraton ni son mari n’en avaient entendu parler. La mucoviscidose. A la naissance d’Abel, aujourd’hui âgé de 7 mois, rien ne laissait présager une telle annonce. Mais très vite, les premiers signes apparaissent. Le nourrisson ne parvient pas à évacuer ses premières selles. Une opération en urgence est nécessaire. « Les médecins ont tout de suite évoqué cette hypothèse », se souvient Loren. Quinze jours plus tard, le verdict se confirme. Abel est porteur des deux gènes responsables de la maladie. Comme beaucoup, la jeune mère de 29 ans associe immédiatement la mucoviscidose au destin tragique de Grégory Lemarchal, chanteur emporté par la maladie en 2007. « On savait que c’était grave, sans vraiment comprendre ce que cela impliquait », confie-t-elle.


Sacrifices et résilience

Résolument courageuse, Loren n’a eu d'autre choix que de l’être au moment de rompre son contrat d’auxiliaire de puériculture. Loren consacre désormais sa vie à s’occuper du petit dernier. La maladie ne se guérit pas, mais se gère : séances de kinésithérapie et lavages de nez quotidiens, vigilance permanente face aux infections. 
« Il n’y a pas réellement de pause », explique Loren. Mais la famille refuse de se laisser enfermer par la maladie : 
« Ce n'est pas un enfant bulle », insiste celle qui souhaite transformer l’épreuve en moteur. 


Les Girls du 20km

Tout part d'une rencontre au centre de mucoviscidose de Tours. Une autre mère, elle aussi confrontée à la maladie au quotidien, lui parle des 20km de Paris. Cette année, la course met à l'honneur l'association Grégory Lemarchal. Ni une ni deux, elle s’inscrit. La motivation et l’entraînement feront le reste. « Abel devra faire beaucoup de sport pour aider ses poumons à se dégager. Je ne pouvais pas lui tenir ce discours sans en faire moi-même. » 
Dans son élan, elle embarque ses amies, toutes coureuses amateures. Trois entraînements par semaine, des courses de 10km en guise de répétitions, et même des séances de musculation en soirée avec son mari. « Ce sont des choses qu'on n'aurait jamais faites avant », sourit-elle. En parallèle, une cagnotte a été ouverte sur la plateforme de l'association Vaincre la Mucoviscidose. A ce jour, 4 000€ ont été collectés grâce à 77 contributeurs.


La cagnotte est accessible via la page Instagram : lesgirlsdu20km.

À lire aussi ...