Arnaud Marius : « Ce groupe a de la résilience »

Tout en appréciant la bonne saison de l’équipe, le manager général du PB86 se projette déjà sur la suivante pour bâtir un effectif compétitif… et pousser le projet de nouvelle salle aux Arènes, en dépit des obstacles.

Arnault Varanne

Le7.info

Quel regard portez-vous sur la saison du PB qui rivalise avec les meilleures équipes d’Elite 2 ?
« On vit une saison très satisfaisante, dans un championnat très compétitif, de plus en plus dur. Les budgets ne veulent pas dire grand-chose avec des équipes comme Denain, Vichy ou Châlons-Reims qui sont tout près, comme Nantes aussi. On ne s’interdit pas de regarder un peu plus haut, même si l’effectif est amoindri depuis quelques semaines (Ramljak, Idowu et Prot étaient absents à Caen, ndlr) et qu’on tire pas mal sur les mêmes joueurs. »

Vous avez battu Roanne, Antibes avant une courte défaite à Caen...

« Ce groupe a de la résilience. Face à Roanne et Antibes, les gars ont réalisé deux performances de très haut niveau. Il faut savoir reconnaître ce que les garçons font depuis plusieurs mois. On est en maîtrise de notre basket en dehors du match à Vichy. Les résultats positifs amènent une dynamique et de la confiance. On fera les comptes au soir de la 38e journée. »

En cas de play-offs, jouerez-
vous des matchs à l’Arena ?
« Nous étudions la question, sachant que la problématique est d’annuler ou de programmer un match à trois jours de l’échéance. »

Qui dit saison réussie 
dit sollicitations pour les meilleurs joueurs de l’effectif. Comment préparez-vous 
déjà la suite ?

« Je travaille sur la prochaine saison depuis novembre. C’est le lot de notre club. Tant que la salle et le budget ne seront pas là, il faudra recruter malin. Avec Andy (Thornton-Jones, ndlr), nous avons une bonne idée du profil de l’équipe que l’on voudrait. Mais après, la réalité est parfois un peu différente. J’ai déjà étudié les dossiers de beaucoup de joueurs. »

« Il n’y aura pas deux Narcisse. »

Quels joueurs seront encore sous contrat en 2026-2027 ?
« Aurèle (Brena-Chemille), Imanol (Prot), Ivan (Ramljak), Marcus (Gomis) et Soumaïla (Koita). Garder un noyau dur nous permettrait d’avoir une certaine continuité. On sait aussi que quand on expose de jeunes joueurs et qu’ils sont performants, ils sont sollicités. Mais notre politique nous a permis de gagner en légitimité et crédibilité auprès des agents. Narcisse (Ngoy) ? Il n’y en aura pas deux comme ça ! Et en même temps, on avait dit la même chose avec Jonathan (Jeanne) avant… »

Le nouveau maire de Poitiers ne fixe pas comme priorité une nouvelle salle aux Arènes. Comment recevez-vous ce message ?

« Cela ne nous surprend pas. Nous sommes suffisamment proches des élus pour connaître l’état des finances de la collectivité, même si la volonté est là. A nous de nous prendre en main et de trouver des solutions pour que le projet sorte. Le développement du club ne passera que par la construction d’une nouvelle salle. Nous avons suffisamment d’énergie, d’envie, de conviction et de grinta pour aller au bout. Si le PB86 n’a pas les outils pour se développer, il pourrait ne plus être un club professionnel dans les cinq à dix ans à venir. Et je rappelle aussi qu’avec ou sans nous, le devenir des Arènes reste un sujet. »

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