Un mois après son arrivée à la tête de Poitiers, la nouvelle équipe municipale entend mettre en place rapidement ses premières mesures en faveur du commerce. Poitiers le Centre défend l’attractivité du plateau.
Maxime Hardouin et Marie Diamoneka-Lebeault viennent d’acheter des locaux
« dans un centre-ville dont tout le monde dit qu’il se vide », dixit Me Hardouin. Son associée au sein du cabinet d'avocats Equilion précise : « Nous voulons vraiment démocratiser le droit auprès des citoyens et donc le rendre accessible. On mise sur le futur, en espérant que le centre-ville redevienne attractif et sécurisé. » « Arthur Loyd, CBRE et L&A Commerce ont des dossiers sous la main. Des enseignes veulent venir à Poitiers. »
Guillaume Philippe en est persuadé, la ville attire à l’extérieur, a fortiori « si on développe une politique événementielle en jouant sur l’attractivité du centre. On doit pouvoir venir sans problème, s’y garer… »
Le président de Poitiers le Centre reconnaît qu’il y avait
« une très belle dynamique avec la municipalité précédente ».
L’association aux 180 adhérents organisera une nouvelle braderie géante les 12 et 13 juin prochains, avec un vide-greniers place Leclerc, un village des initiatives… De quoi attirer un maximum de monde sur le plateau. La rue des Cordeliers illustre les difficultés actuelles de certaines enseignes. La boutique de vêtements de seconde main Assap a baissé le rideau « compte tenu de la conjoncture économique ».
Pourtant, le taux de vacance reste contenu « à 9,49% en secteur 1 et 12,56% sur l’ensemble du centre-ville », selon Camille Nadaud, adjointe au maire en charge de la Ville attractive, des Commerces et de l’Artisanat.
Stationnement : la gratuité en juillet
Encore en rodage, la nouvelle élue ne se perd pas en conjecture mais promet une forme de continuité. « Nous soutenons toute les initiatives privées et publiques qui vont dans le sens d’une animation du centre-ville, dont Poitiers le Centre sur la braderie et le marché de Noël, ajoute l’adjointe. On poussera ensuite quelques initiatives, comme des campagnes de vitrophanie sur les vitrines vides pour signifier que les emplacements sont libres… » S’agissant des parkings, la gratuité pendant 1h30 le
samedi pourrait intervenir
« début juillet sur la voirie et en septembre dans les parkings publics ». Même temporalité s’agissant de la gratuité des bus pour les plus jeunes et pour tous le mercredi après-midi. Reste l’épineuse problématique de la fermeture quasi-totale du parking Notre-Dame. « Cela fait partie des éléments structurels de la ville sur laquelle il va falloir vite travailler », prévient Guillaume Philippe. « Il faut refaciliter l’accès au centre-ville », embraie Nicolas Coquet, l’un des « meneurs » de la fronde des commerçants de Notre-Dame en 2024. Le restaurateur (La Petite roquette) appelle à « revenir à des choses simples comme le stationnement à 1€ entre midi et deux. Ça ne sauvera pas tout le monde, mais les restaurateurs pourront bosser. Et puis, entre 2023 et 2024, les contraventions ont augmenté de 40%. Quand vous en prenez une, vous ne revenez pas… » Message transmis.