Le groupe de pop poitevin a sorti, le
17 avril, son quatrième album, Insomnie, avec des textes en français aussi intimes que mélancoliques sur les turpitudes de la vie. « On en avait besoin », confie le chanteur, Alexandre Poussard.
La silhouette d’une femme à la fenêtre d’une pièce nimbée de rouge. Au dehors, l’obscurité. L’album Insomnie aurait-il des accents stendhaliens façon Le Rouge et le Noir ? Ici, pourtant, pas de Julien Sorel avide de reconnaissance à Paris, mais quatre garçons du coin -du Poitou, quoi- qui ont déjà conquis la capitale. « On n’aurait jamais imaginé remplir la Cigale et le Trianon il y a cinq ans, alors jouer à l’Elysée-Montmartre en 2027, c’est fou… », savoure Alexandre Poussard, chanteur et fondateur de Colours in the street. Avec ce quatrième album 100% en français, une nouveauté pour lui, le groupe de pop propose à ses fans un virage à 180°.
« Nous étions un peu à la fin d’un cycle après avoir sorti plusieurs singles, Take it Easy, Better Love, Afterlife, reprend Alex. On avait donc besoin de repartir non pas de zéro mais de proposer quelque chose de nouveau, de livrer un album plus conceptuel et de prendre des risques. » Lucien Saurin (guitariste), Noé Russeil (bassiste) et Pierre-Elie Abergel (batteur) se sont enfermés dans la maison de vacances d’Alex à La Tremblade pour imaginer leur nouvel opus. Résultat : dix titres empreints d’une forme de mélancolie sur l’amour, le deuil, le manque, l’angoisse, le fait de vieillir…
« Des sujets qui nous empêchent tous de dormir ! » Aucune tristesse là-dedans, simplement « le reflet de la vie ».
« C’est la maison,
notre public »
Colours in the Street a dévoilé le premier single Seul, le 20 mars, et entamé une pré-tournée pour défendre Insomnie. Après le Confort moderne, à Poitiers, le 13 mars, le groupe a accumulé les dates à Nantes, Rennes, Bordeaux et est très attendu à Niort, le 4 juin, pour un concert « en plein jour ». Les billets sont d’ailleurs partis en quelques heures. « Niort, Poitiers, c’est la maison, notre public, nos partenaires avec lesquels on bosse depuis tellement d’années. C’est hyper important de passer par là. » Les fans de la première heure semblent ravis du changement de « tonalité ». En témoignent « les messages de soutien de gens touchés par notre musique ». L’air de rien, Colours in the Street fête cette année ses
14 ans, une longévité rare dans l’éco-système actuel. Et comme un vieux couple, « ça fait du bien de casser la routine, les habitudes, de prendre des risques », sourit Alex.
Insomnie - Velvet Coliseum -
Sorti le 17 avril.