Guillaume Deniau a fait de la chaussette plus qu’un simple accessoire. Corporate, décalée ou teintée de nostalgie, Label Chaussettes, fondée aux Roches-Prémarie-Andillé détourne ce vêtement du quotidien en un véritable support d’expression.
Cette nouvelle collection n’a pas laissé les deux associés indifférents. Pourtant, ils ne sont pas novices en matière de collaborations. Après avoir imaginé des modèles pour l’Élysée, la RATP ou encore La Vache qui rit, Guillaume Deniau et son associé viennent de dévoiler une nouvelle gamme. Avis aux nostalgiques des années 90. « Oggy et les cafards, c’était toute une époque, celle de notre enfance », sourit l’entrepreneur originaire des Roches-Prémarie-Andillé. Une madeleine de Proust assumée pour les deux créateurs, qui ciblent principalement
« une clientèle de plus de
25 ans attachée aux références vintage ». Créée il y a huit ans et immatriculée dans la Vienne, Label Chaussette s’est d’abord fait connaître grâce à des collaborations avec des artistes, illustrateurs et street artists. Rapidement, la chaussette devient pour eux « un support de création »
capable de mêler humour, nostalgie et identité visuelle. « On peut être habillé très sérieusement et porter des chaussettes fun. C’est un peu le mantra de notre société : faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux », résume l’entrepreneur de 33 ans.
Des collabs à venir…
Aujourd’hui, l’entreprise fonctionne avec un réseau de six collaborateurs, principalement des freelances spécialisés dans le marketing, la communication ou le graphisme. Si les collections sous licence assurent la visibilité de la marque, l’essentiel de l’activité se situe désormais ailleurs.
« 80% de notre chiffre d’affaires provient de la personnalisation de chaussettes pour les entreprises », explique le dirigeant. Restaurants, PME, associations ou écoles font appel à Label Chaussette pour développer des textiles à leur image. L’entreprise revendique 1M€ de chiffre d’affaires l’an passé. Initialement produits en France, les modèles sont désormais fabriqués au Portugal. Une évolution devenue nécessaire face à la hausse des coûts du textile français. « On aurait dû vendre la paire 25€ pour
rester viables. » Malgré ce virage, l’entreprise conserve un ancrage local en travaillant encore ponctuellement avec une usine textile du Limousin. Et les collaborations ne devraient pas s’arrêter là. Après Xilam, Label Chaussette vient tout juste de signer un partenariat avec les Schtroumpfs. De quoi continuer à faire retomber les adultes en enfance… jusqu’au bout des pieds.