Disparition de la 2G, du réseau cuivre, poursuite du déploiement de la 5G… Orange est sur tous les fronts dans la Vienne, avec des échéances importantes à connaître pour les clients.
Le réseau cuivre
A l’instar des cabines téléphoniques, le réseau cuivre ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir. D’ici à 2030, plus aucun abonné aux services Internet d’Orange ne pourra contracter d’offre ADSL classique. « Dans la Vienne, explique Romain Mesnil, directeur territorial pour la Vienne et les Deux-Sèvres, les dix premières communes seront concernées le 31 janvier 2027. »
Il s’agit d'Availles-en-Châtellerault, Biard, Buxerolles, Cenon-sur-Vienne, Colombiers, Croutelle, Fontaine-le-Comte, Mignaloux-Beauvoir, Monthoiron et Naintré. Dans ces dix territoires, le nombre de clients ayant basculé vers la fibre est suffisamment élevé, tout comme la disponibilité du réseau, pour que l’opérateur puisse se permettre de « fermer les vannes ». Selon Romain Mesnil, « il reste 5% de clients à aller chercher sur les mois à venir ». Courriers, messages d’alerte sur les télés, porte-à-porte, camions fibre, réunions publiques… Tous les moyens sont bons pour convertir les derniers « résistants », notamment ceux qui pensent qu’ils n’auront plus de téléphone fixe lors du passage vers la fibre. « Alors qu’un simple boîtier permet de garder sa ligne et son numéro. » Les dernières armoires dédiées au cuivre disparaîtront en 2032.
La fibre
Dans la Vienne, l’essentiel du déploiement de la fibre a eu lieu jusqu’en décembre 2025. « Nous sommes à 92% de foyers déployés, des équivalents-logements, notre objectif est d’arriver à 98% d’ici la fin de l’année, décrypte Romain Mesnil. Il restera environ
2 000 prises pour lesquelles on ne trouve pas de solution ou qui sont très isolées. » La 4G et la 5G ou encore le satellite représentent des alternatives crédibles là où la fibre ne peut être déployée.
La 2G
Autre disparition annoncée, celle du réseau 2G, en septembre 2026, après trente-quatre ans de bons et loyaux services.
« En septembre 2025, il y avait encore 2% de lignes 2G encore actives », confirme Romain Mesnil. Essentiellement des particuliers munis de téléphones à clapet et à touches, mais aussi quelques services de téléassistance, des systèmes d’alarmes, des capteurs d’écluses de niveau d’eau gérés par les syndicats... « Les professionnels sont prévenus et ont basculé vers la 4G avec un changement de carte SIM et/ou de composants. C’est essentiel aussi pour des raisons de sécurité. » La fin de la 2G et bientôt de la 3G -prévue en
2028-, les défenseurs de l’environnement ne s’en offusqueront pas.
« Les deux réseaux concentrent 20 à 30% de l’énergie utilisée pour l’ensemble des réseaux mobiles », appuie le directeur territorial d’Orange pour la Vienne et les Deux-Sèvres.