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Il y a des soirs pour entrer dans l’histoire. Le dimanche 31 mai 2026 sera à marquer d’une pierre blanche à Saint-Eloi. D’abord parce que le Poitiers Basket 86 a renoué avec son glorieux passé en ralliant les demi-finales d’Elite 2, une performance inédite depuis 2014. Ensuite parce que jamais une équipe de Betclic Elite n’avait été sortie au premier tour du barrage d’accession, comme le fut Saint-Quentin au terme d’une série incandescente (100-94, ap, 81-84, 76-73). Enfin parce que le club avait eu la bonne idée de convoquer le ban et l’arrière-ban de son Panthéon (Nelhomme, Brault, Ekperigin, Maynier, Bonneau…) pour saluer la quasi-retraite de l’irremplaçable Jean-Pierre Sarthe.
Sûr que « JP » a eu quelques frissons au coup de sifflet final du match 3 remporté 76-73 par ses « petits ». Au bout d’une saison régulière exceptionnelle, Andy Thornton-Jones et son escouade n’en finissent plus de repousser leurs propres limites. A l’image d’un Imanol Prot décisif dans le money-time pour ramener définitivement les Picards en Elite 2. L’enfant du club sera peut-être loin dans quelques semaines, en attendant il salive d’avance de la demi-finale à jouer face à Nantes (privé de play-offs depuis 2017), tombeur de l’ADA Blois, pourtant mieux classée mais largement déclassée lors de la belle au Jeu de Paume (68-88). « On savait déjà que Nantes était une belle équipe, avec le retour de Riddley encore plus. Il va falloir être sérieux et bien défendre », prophétise « Ima ».
Les play-offs réservent toujours leur lot de surprises, et si la présence de Pau et Orléans dans l’autre demie procède d’une certaine logique, celle du PB à la table des grands n’avait rien d’évidente à la rentrée 2025. Seulement voilà, Poitiers compte désormais dans ses rangs le MVP du championnat, meilleur défenseur de surcroît, capable de projeter son ombre sur n’importe quel impétrant qui s’approcherait trop près du cercle. Kangudia, Soliman, Riddley et cie sont prévenus, le futur pivot d’Auburn compte bien prolonger le plaisir le plus longtemps possible sur les parquets français. Il faudra, pour exaucer ce vœu, avoir la peau d’une Hermine dont la dimension athlétique est sans doute unique à ce stade de la compétition. « C’est une équipe très physique avec onze joueurs. C’est grand sur les postes 3, 4 et 5 avec du talent partout. Ce sera une belle série », avance le coach du PB, Andy Thornton-Jones.
La double confrontation en saison régulière a accouché d’une égalité parfaite au tableau noir. Mi-décembre, les Nantais s’étaient imposés 81-76, les Poitevins leur avaient rendu la pareille le 21 avril (80-74). A quel match faut-il s’attendre dans cette série où le PB bénéficiera de l’avantage du terrain dont l’effet en quart a été incontestable ? Sûr qu’une copie de la master class défensive de Brena-Chemille and co contre Saint-Quentin dimanche les rapprocherait d’une finale historique. La dernière en Elite 2 remonte à 2014, face à Bourg-en-Bresse. Il y a des soirs pour entrer dans l’histoire. Place au jeu.
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Frédéric Goujon. 54 ans. Habite Saint-Georges-lès-Baillargeaux. Cadre au sein du groupe Sorégies. Atteint de la maladie de Parkinson. A décidé de se battre et d’éveiller les consciences. Reliera Bordeaux à Toulouse à vélo, du 15 au 26 juin. Signe particulier : déterminé.