Poitiers-Biard en quête de stabilité avec Edeis

Nouvel exploitant de l’aéroport depuis le 1er juillet, le groupe Edeis s’est d’abord fixé une mission : consolider l’existant. En 2025, Poitiers-Biard a accueilli 70 000 passagers.

Arnault Varanne

Le7.info

L’aéroport de Poitiers-Biard ouvre une nouvelle page de son histoire. Le groupe Edeis a succédé à Sealar le 1er juillet, pour un contrat d’exploitation de deux ans, renouvelable deux fois un an. Et contrairement à 2019, pas d’annonce clinquante sur un nombre de passagers à atteindre ou de lignes nouvelles à ouvrir. « C’était avant le Covid, ça ne vous a pas échappé, indique Alain Pichon, président du Syndicat mixte de l’aéroport de Poitiers-Biard. Et d’ailleurs, si Grand Poitiers ne nous avait pas mis au tribunal pour un avenant comprenant des chiffres, nous ne serions pas là aujourd’hui… » L’exploitant a donc changé et le contexte politique avec, Anthony Brottier s’affichant tout sourire aux côtés du patron du Département. Le nouveau maire de Poitiers et président de Grand Poitiers évoque « une confiance et une exigence ». « On a la conviction que cette structure est nécessaire au territoire », ajoute l’élu.

« Densifier, solidifier, concentrer ce qui existe déjà »

Sur cette base, le groupe Edeis a donc été retenu pour piloter l’aéroport, une structure de 14 permanents -tous conservés-, une centaine en comptant les sous-traitants. L’année dernière, Poitiers-Biard a « atterri » à 70 000 passagers, il en recense 25 000 entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. « Nous avons un petit mois de retard lié à une rotation en moins sur Londres-Stansted » reconnaît Claire Pons, la directrice. Si la liaison vers Edimbourg connaît un excellent taux de remplissage (entre 90 et 95%), celle vers Lyon opérée par Volotea plafonne à 35%. Mais avec un avion avec une capacité de 180 places, surdimensionnée pour la ligne. Jusqu’à 90 passagers embarquent sur certains vols vers Lyon, ce qui est « un signe positif », juge Claire Pons.

Dans ce contexte mouvant, et après l’arrêt de la liaison vers Barcelone en 2025 initiée par Ryanair, le groupe Edeis et ses 22 aéroports en gestion ne promettent pas la Lune mais bien de « densifier, solidifier, concentrer ce qui existe déjà. Nous ne partons pas de zéro ». « Il y a un volontarisme politique fort sur la liaison avec Lyon, et notre rôle est de faire en sorte qu’elle perdure et trouve écho dans le territoire, que nous ayons plus de passagers », développe Martin Meynier, président d’Edeis Concessions.

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