L’Auxance a de la ressource

Pour protéger la ressource en eau, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, le Conservatoire d’espaces naturels et le syndicat de rivière ont mené un ambitieux projet de renaturation de l’Auxance, à hauteur de Quinçay, pour des gains multiples.

Arnault Varanne

Le7.info

Un halo de verdure au milieu de champs jaunis par la sécheresse. A Quinçay, la zone du moulin de Chauvineau, où coule l’Auxance, ne ressemble plus tout à fait à celle qu’elle était il y a un an. Avec le concours de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, des travaux ont été menés pour restaurer le fonctionnement naturel du cours d’eau, entravé jusqu’alors par d’anciennes installations de la pisciculture. Objectifs : 
favoriser l’auto-épuration, améliorer la qualité de l’eau et reconnecter la rivière à sa nappe d’accompagnement et 
aux zones humides. « Le fait de restaurer les rivières, et donc les zones humides, permet d’installer des prairies et donc de l’élevage qui n’utilisent pas d’intrants », assure Stéphanie Blanquart, directrice Poitou-Limousin de l’organisme.

Il aura fallu « trois à quatre ans » 
pour mener à bien ce projet qui s’étire sur 1,2km, sachant que le Conservatoire d’espaces naturels acquiert depuis 2023 des parcelles situées autour, en zones humides : 20 hectares achetés rien qu’en 2025. « Le propriétaire de l’une des grandes parcelles agricoles n’arrivait pas à la cultiver, il l’a donc mise en vente, rappelle Cédric Chat, technicien au syndicat du Clain aval, en charge de l’animation du contrat territorial. Cela favorise la biodiversité. » En aval, des aménagements doivent permettre d’alimenter plus de 13 hectares de prairie de fauche et de roselière. Et en amont, 
« d’autres aménagements visent 
environ 3 hectares de boisements alluviaux et de mégaphorbiaies (roseaux et autres plantes vivaces, ndlr) »,
 précise l’Agence de l’eau Loire-Bretagne.

Eaux de Vienne voit ce projet d’un très bon œil, forcément, puisque son aire de captage -le Moulin de Vaux- se trouve préservée de toute source de pollution chimique. Le producteur s’est associé aux autres partenaires dans le cadre de son programme Re-Sources 2021-2026. « On a un gain sur tous les plans », résume le Conservatoire d’espaces naturels. Depuis 2019, des projets identiques ont vu le jour sur les bassins de la Jallière, à Curzay-sur-Vonne, et de Destilles-Boisse, à Availles-Limouzine et Saint-Martin-l’Ars.

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