Auguste Minot agit sur 
la qualité de l’eau

Cette saison, la rédaction vous propose une nouvelle série autour de la préservation de l’environnement. Parce que les bonnes pratiques existent dans tous les domaines, Le 7 s’arrête sur des histoires inspirantes et porteuses d’espoirs. Premier volet consacré à l’entreprise poitevine FiltraLife Solution.

Arnault Varanne

Le7.info

Il est apparu dans la lumière sans crier gare, en 2022, tel un OVNI sorti de nulle part. Tout est parti d’une simple problématique. « J'ai installé un système de captation de l'eau de pluie pour alimenter ma maison et je me suis demandé comment la rendre potable, expliquait Paul Minot dans nos colonnes en janvier 2024. Le reste, c’est un assemblage d'idées dans mon cerveau, la curiosité d'un ingénieur. » Le reste, c’est aussi et surtout une première machine 
« mystérieuse », la FiltraLife, capable de transformer n’importe quelle eau de surface en breuvage potable. Le tout sans énergie électrique ni combustion, avec aucun produit chimique. La trouvaille de l’ingénieur basée à Valence-en-Poitou lui a valu une médaille d’or au concours Lépine.

A 80% à l’export

Quatre ans après son « coup d’éclat », salué par le laboratoire Ianesco, Paul Minot a laissé à son fils Auguste le soin d’essaimer partout dans le monde, depuis Vivonne. Car si la FiltraLife a d’abord été conçue comme un recours dans des situations d’urgence, zones de guerre ou touchées par des catastrophes naturelles, la solution satisfait d’autres utilisateurs. 
« Nous sommes présents dans une vingtaine de pays avec une quinzaine de revendeurs et une activité à 80% à l’export, atteste le dirigeant de la PME. Nous opérons sur trois marchés distincts : la défense, l’agriculture et le résidentiel. » 
Des atolls de la Polynésie française à Mayotte après le passage de l’ouragan Chido, 
« partout où l’accès à l’eau est compliqué », la PME répond présent. Les armées française et africaines ont elles aussi perçu l’intérêt de la FiltraLife lors de leurs déploiements.

Technologie 
« disruptive »

Sur le marché agricole, là encore, les perspectives sont florissantes. « Un éleveur sur trois rencontre des problèmes de qualité d’eau, et quand on connaît l’impact sur la production d’un cheptel, il est essentiel de proposer une solution. Notre produit filtre mieux et pour un montant moins élevé que celui de nos concurrents », prolonge Auguste Minot. ll évoque une technologie « disruptive »… sur laquelle il ne s’étendra pas, secret de fabrication oblige. Tout juste sait-on qu'une série de filtres associés à du charbon actif élimine 98% des indésirables que sont les micro-organismes, les métaux lourds comme le plomb ou l'arsenic, le chlore, les traces de médicaments, ainsi que tous les pesticides. Une vingtaine d’exploitations sont déjà équipées, et le partenariat naissant avec l’un des leaders de la distribution de matériels d’élevage va doper l’entreprise poitevine.

Le marché des particuliers s’ouvre aussi en grand. « Nous avons écoulé environ 1 500 pièces, 
auprès de personnes qui sont soucieuses de leur santé. Toutes les semaines, il y a en France des alertes sur la qualité de l’eau du robinet à cause des Pfas ou des pesticides », déplore le dirigeant. A l’argument sanitaire, il en ajoute d’autres d’ordre écologique et économique. « Pour une famille, les packs d’eau représentent entre 900 et 1 000€ par an. Avec FiltraLife (59,99€ par mois, ndlr), les économies s’élèvent à 300-400€ annuels, et on se débarrasse du plastique, de l’approvisionnement des bouteilles qui nécessite une logistique… » 
La PME aux 3,5M€ de chiffre d’affaires prévisionnel à fin 2026 mise sur un millier de nouveaux clients dans l’année à venir.

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