Après avoir été fortement sollicitée durant les épisodes de fortes chaleurs, la climatisation automobile mérite toute votre attention. Quentin Guillotteau, chef d’atelier au sein de Cachet Giraud Automobiles, livre ses conseils.
Ne pas chercher le froid
à tout prix
Dans un véhicule exposé plusieurs heures au soleil, inutile de pousser immédiatement la climatisation au maximum. Premier réflexe : ouvrir les fenêtres à moitié afin de laisser s’échapper l’air chaud. Une fois le moteur démarré, mieux vaut régler la climatisation entre 22 et 24°C, en mode automatique. « Si vous mettez directement le minimum en température froide, le compresseur va compenser, et vous allez surconsommer », explique Quentin Guillotteau, responsable d'atelier mécanique chez Cachet Giraud Automobiles. Une fois l’habitacle suffisamment rafraîchi, les fenêtres peuvent être refermées.
Une recharge tous les ans ?
Contrairement à certaines offres commerciales qui fleurissent chaque été, une climatisation ne nécessite pas systématiquement une recharge annuelle. Le circuit étant fermé, le gaz ne disparaît pas du jour au lendemain. Une légère déperdition de 2 à 3% par
an peut toutefois se produire. Le chef d’atelier conseille ainsi de contrôler et de remettre à niveau le circuit tous les trois à quatre ans.
Entretenir son véhicule
Une climatisation fortement surutilisée n'est pas, à elle seule, synonyme de panne. En revanche, sur un véhicule mal entretenu, elle peut davantage solliciter certains éléments, à commencer par la courroie d'accessoires, qui entraîne le compresseur de climatisation. « Si jamais la courroie d'accessoires n'a pas été remplacée en bonne et due forme, ça peut engendrer une usure prématurée. » Pas de quoi, pour autant, renoncer à la climatisation en période de fortes chaleurs.
Et côté consommation ?
Activer la climatisation entraîne, de fait, une surconsommation, mais son ampleur varie fortement selon les véhicules et les conditions de conduite. Sur un modèle thermique, le compresseur puise directement de l'énergie dans le moteur. En ville, où les arrêts et redémarrages sont fréquents, « la hausse peut atteindre jusqu'à environ un litre aux 100km ». Sur autoroute, à vitesse plus stable, elle serait plutôt de l'ordre de 0,4 litre aux 100km. Le fonctionnement diffère sensiblement sur les véhicules électriques, leur système de thermomanagement, couplé à une pompe à chaleur, permet de réguler la température de la batterie, en plus de celle de l'habitacle.