Neuville, la Coupe sinon rien

Contraint au nul, ce week-end, par Saint-Georges (3-3), le triple tenant du titre neuvillois a sans doute perdu toute chance d'ajouter une douzième couronne de champion national à son palmarès. Passé la déception, tous les regards sont tournés vers la réception du Suma Troyes, contre lequel le MBCN briguera, ce samedi, un 13e succès en Coupe de France.

Nicolas Boursier

Le7.info

Neuville s'est si souvent cassé les dents en terres valréassiennes que la défaite du rival troyen (3-4), le 1er août, sur les bords du Lez, n'a surpris personne de ce côté-ci de l'Hexagone. Les leaders de la mi-saison s'y sont carrément brûlé les ailes, alors même que tout le petit monde du motoball les voyait déjà voler vers un vingtième titre national, le dix-neuvième après-guerre.


Le coup de massue pour le Suma s'est mué en coup de boost pour le MBCN, dès lors redevenu maître de son destin, avec cinq matches, dont trois hors de ses bases, à disputer et autant de victoires affichées au fronton de ses obligations. Hélas, au deuxième écueil, les hommes de Bertrand Delavault ont chaviré par-dessus bord. Contre toute attente. Devant des supporters médusés et un staff dépité. 
« J'avais prévenu que le coup de main de Valréas ne devait pas nous faire verser dans l'euphorie, rappelle l'ancien portier neuvillois, et que si l'on mettait l'application nécessaire à chaque match, cela passerait. Mais contre Saint-Georges (3-3), rien n'a fonctionné. On a manqué un peu de tout. »

Une revanche 
pour le public

Le coup est rude. Inattendu. Et quasiment sans possibilité de rédemption. Sauf à penser qu'un autre miracle... Stop ! A Neuville, penser et espérer n'est plus d'actualité, l'heure est à l'action. A la réaction. La saison prochaine, le coach passera le flambeau à une autre ancienne gloire du club, Gwenaël Voronowsky. A l'approche du baisser de rideau, il rêve encore de s'enorgueillir d'une nouvelle couronne. D'un trophée des Champions, décerné le 17 octobre ? Plus encore d'une 13e Coupe de France, dont il disputera la finale ce samedi, dans les plaines du Haut-Poitou, face à son meilleur ennemi aubois. « Un match contre Troyes est toujours un sommet. J'ai toujours confiance en mes joueurs. Je veux croire qu'ils seront fin prêts. Il n'y a pas à calculer. Nous devons une revanche à notre public, il faut tout donner. »

Bien que toujours privé -malgré ses colossaux efforts à revenir dans les temps- de son meilleur joueur, Louis Magnin, victime d'une fracture de la tête du péroné et de la malléole fin juin, le MBCN a tout en mains pour écrire une nouvelle page glorieuse de sa foisonnante histoire. Longtemps blessé lui aussi, Maxime Farré fait de nouveau feu de tout bois, comme en témoignent ses deux buts inscrits contre Saint-Georges. L'« ancien » 
Freddy Bigot a lui-même été sorti de sa retraite pour guider les jeunes Neveux, Nicolleau et consorts vers un nouvel asservissement. Poignée en coin, droit au but ! Il n'y a effectivement plus de calculs à faire.

Neuville-Troyes, finale de la Coupe de France, samedi à 19h30 au complexe Maurice-Sabourin. 


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