Après deux années de recherche et développement, Vmoov franchit une nouvelle étape. La jeune société, basée à Jaunay-Marigny, veut faire de la réalité virtuelle un véritable outil professionnel pour accompagner, former, soigner et faire voyager autrement.
Et si un casque de réalité virtuelle (VR) pouvait apaiser un enfant avant une prise de sang, détourner l’attention d’un patient pendant un soin, offrir une parenthèse d’évasion à une personne âgée ou immerger un apprenant dans une situation à risque ? C’est le pari de Vmoov, jeune société installée à Jaunay-Marigny. A sa tête, Nicolas Gilbert, également dirigeant de Vsave. L’entrepreneur du secteur audiovisuel accompagne depuis plus de vingt ans des entreprises, chaînes de télévision, fédérations sportives et grands événements à travers le monde.
Fort de cette expérience dans l’image, il explore désormais de nouveaux usages de la réalité virtuelle avec un objectif : sortir la VR du seul divertissement, son traditionnel terrain de jeu, pour en faire un outil d’accompagnement dans les situations professionnelles du quotidien.
Apaiser, accompagner, distraire
La santé constitue l’un des premiers champs d’expérimentation, notamment chez les dentistes. « Le casque peut être proposé avant ou pendant un soin pour réduire l’anxiété du patient », explique Nicolas Gilbert. La solution s’adresse aussi aux infirmières libérales pour faciliter les prises de sang, vaccinations ou autres soins nécessitant de rester immobile plusieurs minutes. À l’hôpital, la VR peut contribuer à gérer l’anxiété ou la douleur, accompagner certains exercices de rééducation ou offrir une parenthèse aux patients hospitalisés sur de longues périodes.
Autre cible : les Ehpad. Pour les personnes âgées, le casque devient une fenêtre ouverte sur le monde. « Il peut leur permettre de voyager virtuellement, de revisiter leur commune d’enfance, survoler la France ou découvrir un musée », détaille Nicolas Gilbert. L’expérience vise autant l’évasion que la stimulation de la mémoire, de la parole et des échanges entre résidents.
Mais les ambitions de Vmoov dépassent largement le secteur médical. Dans la formation professionnelle, l’immersion permet de reproduire des protocoles, travailler des gestes techniques ou simuler des situations à risque sans exposer les apprenants aux conditions réelles. Même logique dans le sport : fédérations, clubs et centres d’entraînement peuvent utiliser la VR pour la préparation mentale, la visualisation de situations complexes ou la répétition de gestes techniques. « C’est utile lorsque certaines séquences sont difficiles, coûteuses ou dangereuses à reproduire sur le terrain. Je pense notamment à la technique du vidage de masque en plongée, qui est souvent anxiogène », précise Nicolas Gilbert.
Des contenus
pensés sur mesure
La particularité de Vmoov réside dans son approche. L’entreprise ne fournit pas seulement des casques : elle réalise ses propres films immersifs et développe des contenus adaptés aux différents usages. Elle a également mis au point un écosystème logiciel complet permettant de diffuser facilement les images et de piloter les séances via une simple tablette. Après deux années de recherche et développement, Nicolas Gilbert passe aujourd’hui à l’offensive commerciale. Prochain rendez-vous : le salon International & French Travel Market (IFTM), à Paris, mi-septembre.
Vmoov y présentera sa solution aux professionnels du tourisme, un nouveau secteur que la société compte bien explorer. Avec une conviction forte : « Lorsque la technologie est bien pensée, l’immersion virtuelle peut devenir bien plus qu’une expérience, un outil au service de l’humain. »
Plus d’infos sur vmoov.fr.