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Sentiment de
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
De 2,87 € au collège Jules-Verne (Buxerolles) à 4,20 € à Maurice-Bedel (Saint-Gervais). D’un établissement à l’autre, le prix du repas dans les cantines scolaires des collèges varie du tout au tout. Le 24 septembre dernier, Martine Gaboreau s’en est émue lors de la commission permanente du Conseil général, en charge de valider cette grille tarifaire. « Je regrette surtout que les familles à faibles revenus soient logées à la même enseigne que les autres », insiste la conseillère générale d’opposition (groupe des élus de gauche). Administratrice du collège Pierre-de-Ronsard, l’élue constate que « de plus en plus d’enfants ne mangent pas à la cantine », faute de moyens. « Je propose donc que nous réfléchissions à un système plus juste, dans lequel le coefficient familial serait pris en compte. » Martine Gaboreau cite volontiers… la Ville de Poitiers comme exemple à suivre.
Aides d’urgence
De son côté, Henri Colin défend la politique du Conseil général. « Nous faisons en sorte de limiter la progression des tarifs, en tenant compte de critères sociaux, des finances de chaque collège, ainsi que de l’approvisionnement auprès de producteurs locaux », explique le vice-président du Département, en charge de l’Enseignement. Reste que de plus en plus de parents éprouveraient des difficultés à régler la douloureuse. À titre d’exemple, la demipension revient à 424,33€ (174 repas) dans un collège tel que François-Rabelais, à Poitiers. La solution ? Henri Colin conseille aux familles de s’adresser… au Conseil général en cas de difficulté financière. « Après examen du dossier, nous leur octroyons des aides allant jusqu’à 150 €. » Une manière de compenser « la baisse des fonds sociaux » alloués par l’Etat aux établissements.
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