samedi 15 août
Et si le nombre de communautés de communes (et d’agglomération) était divisé par deux ? Ça n’a l’air de rien mais on n’imagine pas à quel point certains rapprochements pourraient avoir de conséquences sur les impôts payés par les contribuables... Nous n’en sommes pas encore à cette étape. Le 2 mai dernier, le préfet de région a présenté son projet de «schéma de coopération intercommunale» à une quarantaine d’élus concernés. (voir 7apoitiers.fr). Résultat : la Vienne serait entièrement redécoupée en onze territoires distincts, contre vingt-deux actuellement.
Ce projet ambitieux verrait la disparition de collectivités emblématiques du paysage départemental comme les CC du Civraisien, du Mirebalais, du Neuvillois ou encore du Chauvinois. Toutes seraient englobées dans des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) plus vastes. Dans ce pré-projet, Savigny-l’Evescault, Bignoux, Sèvres-Anxaumont et Saint-Julien-l’Ars rejoindraient Grand Poitiers. Une idée que Nicole Merle, présidente de la CC Vienne et Moulière, a vivement rejeté. De son côté, le président de Grand Poitiers et député Alain Claeys –il n’a pas voté pour cette réforme à l’assemblée- a déjà indiqué qu’il préférait une autre solution : « Je ne suis pas demandeur d’un rapprochement avec ces quatre communes. En revanche, je note que Ligugé a émis le souhait d’entrer dans l’agglomération, ainsi que, pourquoi pas, Vonne-et-Clain (Iteuil, Marçay, Vivonne...). Il faut étudier cela. »
Communes et communautés de communes n’ont pas toutes endossé les mêmes compétences. Et leurs recettes pour les cinq années à venir demeurent imprévisibles. De quoi transformer cette réforme en casse-tête. Les élus ont jusqu’au 2 août pour se prononcer sur ce redécoupage. Les prochains conseils municipaux vont être longs.
À lire aussi ...
samedi 15 août
samedi 15 août
Figure de la vie judiciaire et politique poitevine, Jacques Grandon s’est éteint, hier, à l’âge de 99 ans. Avocat pénaliste durant plus de sept décennies, ancien sénateur et conseiller général, il restera aussi comme l’un des hommes de confiance de René Monory, dont il fut le fidèle compagnon politique.