Hier
Maladroit et peu courageux, Rayane est la risée de son commissariat. Mobilisé sur une grosse opération, le jeune homme a tout fait capoter en permettant -bien malgré lui- à un baron de la drogue d’échapper au coup de filet de la police. Pour couronner le tout, il apprend dans la foulée qu’il a contracté la leptospirose et qu’il n’a plus que quelques jours à vivre… Bouleversé, il entend désormais profiter du temps qu’il lui reste. Mais Rayane est rattrapé par sa bavure. N’ayant plus rien à perdre, il va tenter de se racheter en affrontant enfin ses peurs.
Avec 30 jours max, la "bande à Fifi" repousse une nouvelle fois les limites de la comédie potache à la française. Mais pas forcément avec le plus grand des bonheurs. S’appuyant trop souvent sur les mêmes ressorts comiques, essentiellement en-dessous de la ceinture, le deuxième film de Tarek Boudali s’essouffle assez rapidement. Plus embêtant encore, on peine à s’intéresser à l’histoire de Rayane, prévisible de bout en bout et dont les enjeux sont vite désamorcés par un scénario prétexte. 30 jours max s’apparente finalement plus à un petit théâtre de l’humour régressif et lourdingue, en roue libre, qu’à une véritable comédie policière ou une parodie burlesque bien sentie. C’est dommage. Un peu à l’image de certaines fictions YouTube, mais qui auraient ici bénéficié de moyens colossaux.
Comédie de Tarek Boudali avec lui-même, Philippe Lacheau, Vanessa Guide (1h27)
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dimanche 04 octobre