De vues à moi attend l’éclaircie

Spécialiste du dépistage de la déficience visuelle auprès des personnes âgées, De vues à moi connaît une année 2020 très compliquée. La PME poitevine et rochelaise cherche à se diversifier.

Arnault Varanne

Le7.info

« Optométriste : professionnel de santé de l’œil et du système visuel assurant un service oculaire et visuel complet, incluant la réfraction et la fourniture des équipements optiques, la détection, le diagnostic et le suivi des maladies oculaires et la réhabilitation du système visuel. »
 Voilà la définition que donne l’Association des optométristes de France de ses ressortissants. Depuis 2013, Béatrice Guilloux sillonne l’ouest de la France à la tête de son entreprise. De vues à moi a vu le jour à La Rochelle et a très vite eu pignon sur rue à Chasseneuil (2015). « J’ai vite pris conscience qu’à partir de la Charente-Maritime, je ne pouvais pas intervenir dans un périmètre à 360° », indique-t-elle.

Pas d’activité entre mars et juin

En sept ans d’existence, la dirigeante et ses sept collaboratrices (3 à Chasseneuil) sont intervenues dans 2 500 Ehpad répartis sur 45 départements. Leur force est de pouvoir établir des diagnostics « auprès de personnes aphasiques » dont les pathologies oculaires sont caractéristiques du grand âge : glaucome, DMLA, cataracte... Qui dit intervention en Ehpad dit activité en baisse pendant cette année 2020 marquée par l’épidémie de Covid-19. « C’est simple, abonde Béatrice Guilloux, nous n’avons pas eu d’activité entre mars et juin et nous avons réalisé 50% d’examens de moins en septembre. »

Par voie de conséquence, De vues à moi devrait réaliser un chiffre d’affaires qui ne dépassera pas 300 000€ en 2020 dans la Vienne (500 000€ en 2019). Ajoutez à la crise sanitaire les difficultés liées, dès l’automne 2019, à la mise en œuvre du reste à charge zéro à compter du 1er janvier 2020 -« les familles ont souvent temporisé en attendant la mesure »- et vous obtenez les difficultés dans lesquelles l’entreprise se débat aujourd’hui. Loin de se morfondre, Béatrice Guilloux et ses salariés se diversifient. Ils proposent désormais leurs prestations directement au domicile, via les réseaux d’accompagnement. « Quand on sait qu’un rendez-vous chez l’ophtalmologue est donné entre trois et dix-huit mois, nous pouvons être utiles. » La PME a bénéficié d’une avance remboursable de 10 000€ au cœur de l’été. Les services économiques de Grand Poitiers la suivent de près.

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