Eloïse Sapinho comme une fleur

Inscrite depuis octobre seulement en fleuristerie, au CFA-Campus des métiers de Saint-Benoît, Eloïse Sapinho a décroché une médaille d’or au concours régional du Meilleur apprenti de France. Prochaines étapes le concours 
national et, dans quelques années, une boutique rien qu’à elle.

Claire Brugier

Le7.info

Si elle avait encore un doute sur la voie qu’elle a empruntée en octobre dernier, sa médaille d’or au concours régional du Meilleur Apprenti de France (MAF) l’a totalement estompé. Entre Eloïse Sapinho et les fleurs, l’histoire ne fait que commencer. « C’est ma passion. Les fleurs, le contact avec les clients, la création… C’est une évidence ! »

Pourtant, après sa terminale, à défaut de pouvoir intégrer une formation infirmière, la jeune femme de 21 ans s’est d’abord dirigée vers l’aide à domicile. Elle a travaillé pendant quatre mois comme auxiliaire de vie. « Normalement, tout mon parcours suivait… », raconte-t-elle. Mais un accident de la route, en l’immobilisant pendant huit mois, a contrecarré ses plans. Elle a pris du recul et s’est finalement inscrite au CFA-Campus des métiers de Saint-Benoît… en fleuristerie !

« Depuis toute petite, je vis aux Rochards (Deux-Sèvres), dans la campagne », justifie-t-elle. Un grand-père jardinier qu’elle a souvent assisté, un père bricoleur dont elle a squatté l’atelier, une mère qui lui a donné le goût des fleurs, Eloïse a inconsciemment fait la synthèse de son héritage familial. Quant au concours de MAF… « En mars j’ai décroché la médaille d’argent au concours départemental. Puis je suis partie en régional. J’ai été contrainte de me mettre en arrêt pour des problèmes de dos mais mes profs ont tout mis en place pour que je puisse participer », souligne la future fleuriste, en alternance à Bessines.

Une jeune filière

« Tant que je n’aurai pas la médaille entre les mains, je n’y croirai pas ! », lance-t-elle, pleine de reconnaissance envers Stéphanie Cervo et Pascale Rabin. « Nous étions trois du CFA à concourir, nos professeurs nous ont beaucoup accompagnées. Un concours, c’est beaucoup de travail en amont. Nous avons le thème environ un mois et demi avant, puis il faut dessiner, imaginer, essayer… Cela m’a fait apprendre beaucoup de techniques. »

A l’origine de la filière fleuristerie au CFA, Stéphanie Cervo croit beaucoup dans les vertus des concours pour motiver ses jeunes recrues, à condition de les accompagner individuellement. « Dès le départ, je leur parle des concours, je leur dis qu’ils devraient tous les tenter car s’ils ne gagnent pas de médaille, ils s’enrichissent sur d’autres plans, assure cette enseignante passionnée. Toute une énergie positive se crée autour d’eux, de la part de l’entreprise, de leur famille. Ils gagnent en formation, en confiance en eux, ils se découvrent. Et au sein du groupe, même chez ceux qui n’ont pas concouru, cela crée une dynamique. Le but n’est pas uniquement de les former, je veux qu’ils restent dans la fleur ! »

Créée en 2007, « la filière est jeune et elle n’est complète que depuis quatre ou cinq ans », notre l’enseignante. Volontairement dotée de petits effectifs (14 maximum), elle va du CAP au brevet de maîtrise (BM), en passant par le brevet technique des métiers (BTM). Eloïse connaît le chemin. Sa fleur préférée ? « La pivoine. De jardin car elle sent davantage. »

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