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Quand on parle de féminisme, on imagine souvent des débats bruyants, des oppositions, des extrêmes. Mais moi, le féminisme, ce n’est pas ainsi que je l’ai appris. Je l’ai appris auprès des femmes et des hommes de ma vie. Je l’ai vu dans une mère qui s’est battue contre la maladie avec une dignité bouleversante. Elle ne parlait pas d’égalité, elle l’incarnait. Dans sa force. Dans sa tendresse. Je l’ai vu dans une petite sœur qui grandit trop vite, mais qui garde une lumière intacte et une force silencieuse admirable. Dans ces amies ambitieuses qui travaillent sans relâche pour leurs rêves. Dans ces femmes de mon quotidien qui élèvent, dirigent, soignent, créent, soutiennent. Sans bruit. Mais avec une détermination inébranlable.
Je l’ai vu dans un père qui n’a jamais cessé d’affirmer son féminisme, sa fierté pour sa femme entreprenante, déterminée et courageuse. Un père de deux filles qu’il a toujours mises sur un piédestal. Le féminisme que j’ai reçu en héritage n’est pas un cri. C’est défendre ses convictions sans mépriser celles des autres. C’est avancer sans demander la permission d’exister. C’est refuser qu’on décide à notre place. C’est avancer avec assurance, sans chercher à dominer. Les femmes qui m’inspirent ne sont pas parfaites. Elles doutent. Elles tombent et recommencent. Mais elles ne renoncent pas, jamais. Elles se battent pour leurs idées, pour leur famille, pour leur carrière. Elles prennent la parole quand il le faut et se taisent aussi quand le silence est plus digne que le vacarme.
Ce féminisme-là n’est pas dans l’excès. Il ne cherche pas l’affrontement. Il ne construit pas contre, mais pour. Il est dans l’équilibre, le respect, la dignité, la conviction que l’égalité n’est pas un privilège mais une évidence. Être féministe, pour moi, ce n’est pas opposer les femmes aux hommes. C’est refuser qu’une différence devienne une hiérarchie. C’est croire que la force peut être douce et que l’engagement peut être réfléchi. C’est vouloir que chaque femme puisse devenir ce qu’elle veut être. Forte ou sensible. Ambitieuse ou discrète. Mère, cheffe d’entreprise, artiste, ou tout à la fois. C’est admirer celles qui ouvrent la voie sans écraser les autres. C’est reconnaître que le combat existe encore, mais qu’il peut se mener avec intelligence. Les femmes qui m’ont construite m’ont appris une chose essentielle : on peut être déterminée sans être dure, engagée sans être extrême et puissante sans crier. Et peut-être que le vrai féminisme est là. Dans cette force calme. Dans cette fidélité à ses valeurs. Dans cette manière d’avancer sans perdre son humanité. Si je crois en ce féminisme-là, c’est parce qu’il porte le visage de ma mère et de toutes celles qui m’inspirent chaque jour. Dans un monde qui adore les extrêmes, choisir la nuance est déjà un engagement. Et moi, c’est cette force-là que je choisis de porter. Aux femmes de ma vie qui m’inspirent chaque jour.
CV express
Après avoir fini mes trois années de lycée, je suis depuis 2024 étudiante à la faculté de droit de Poitiers, avec pour ambition de devenir magistrate pénaliste. A côté de mes études je suis présidente de l’association KAp Vie, qui récolte des fonds pour lutter contre le cancer du pancréas au CHU de Poitiers. Je suis aussi une grande sœur à plein temps, et c’est pour moi la plus belle des missions.
J’aime : le rugby, la Formule 1, le motoball, la politique, les moments avec mes proches, lire, la course à pied.
J’aime pas : la science-fiction, les injustices, l’hypocrisie, les gens pessimistes.
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Iryna Bremond. 41 ans. Née à Minsk, en Biélorussie. Poitevine d’adoption. Ex-tenniswoman professionnelle. Devenue coach de jeunes talents et préparatrice physique. A la dure. Couve ses enfants de tout son amour. Signe particulier : un tempérament de feu.