Steve Henot

Le7.info

La contestation contre le pass sanitaire a connu un nouvel épisode à Poitiers. Près de 700 personnes ont déambulé cet après-midi dans les rues du centre-ville, c'est un peu plus que lors de la précédente manifestation du 17 juillet. A noter qu'un petit groupe de personnes s'est introduit dans la mairie, a décroché, déchiré puis jeté d'une fenêtre un portrait du Président de la République sur le parvis de l'Hôtel de ville, devant la foule. Une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux. Des cortèges ont eu lieu dans plusieurs centaines de villes, rassemblant plus de 160 000 personnes.

Déjà, des élus locaux s'émeuvent de cette scène sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le conseiller municipal d'opposition François Blanchard dénonce "avec force l’invasion de l’Hotel de Ville de Poitiers et les attaques contre les symboles de la République par les manifestants anti-pass sanitaire et anti-vaccin. Le débat démocratique ne peut accepter aucune forme de violence". Le député de la Vienne Sacha Houlié y écrit, lui : "La France de Pasteur a honte de ces individus qui dénoncent la dictature tout en en adoptant les usages. Ces méthodes doivent être condamnées par tous et sévèrement punies."

Dans un communiqué, la Ville de Poitiers précise qu'un agent de la collectivité a été agressé. Par ailleurs, elle condamne "fermement ces débordements et cette agression, inacceptables dans un Etat de Droit". Et d'ajouter : "Si la liberté d’expression et de manifestation demeurent des droits fondamentaux, jamais ceux-ci ne doivent s’exercer dans la violence. Alors que notre pays connaît une période de forte tensions sociales et de divisions, l’équipe municipale appelle à retrouver au plus vite les conditions d’un débat public apaisé." Suspecté d'avoir volé un drapeau français lors de l'intrusion, un premier individu a d'abord été interpellé. Une enquête est en cours. Enfin, peu après la manifestation, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de l'auteur présumé des dégradations sur le portrait d'Emmanuel Macron. Il sera jugé, lundi 26 juillet, en comparution immédiate pour outrage au chef de l'Etat et vandalisme.

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