Un premier album tel qu’elle

Le premier album de Marghe est sorti dans les bacs le 26 août. La jeune Poitevine gagnante de The Voice 2021 y a mis tout ce qu’elle est.

Claire Brugier

Le7.info

Au bout du fil, la voix est enjouée et énergique, les mots sortent en cascade, toujours avec la même spontanéité. Un peu plus d’un an après sa victoire à The Voice, le 15 mai 2021, Marghe vient de sortir son premier album, Alefa. Un mot choisi. En malgache, il est une injonction à aller de l’avant. « Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’évoluer et de casser ma coquille, confie avec enthousiasme la jeune Poitevine de 
23 ans. Je me sens comme un oiseau qui commence à prendre son envol. Avant, je m’autocensurais par peur du regard des autres. Avec The Voice les gens ont découvert ma voix ; avec cet album ils vont découvrir mon univers, toute ma personnalité. J’y ai mis une partie de mon âme. »

Au contact de Jim Bauer, autre finaliste de l’édition 2021 et co-auteur de l’album, la chanteuse a laissé libre cours à ce qu’elle est. « Durant toute mon enfance, j’ai baigné dans les vocalises ethniques et dans les rythmiques de la musique malgache. J’ai voulu les mettre en avant en les mélangeant à une pop moderne. Cet album, c’est une présentation de qui je suis, de mon parcours, avec une chanson réinterprétée en malgache en hommage à ma tante (ndlr, Mampamangy, de L. Saphira). »

Deux titres, Nouvelle Vie et Au Bout du monde, ont déjà été diffusés. Dix autres sont à découvrir. « Dans Maan, je révèle un aspect plus engagé de ma personnalité, plus féministe, détaille Marghe. Forget everything, je l’ai écrite quand j’avais 18 ans, puis nous l’avons co-arrangée avec David (ndlr, le pianiste David Henry), elle renferme donc un peu de son univers... » Quant à Hyper, 
« j’ai laissé Jim l’écrire pour moi. La chanson exprime tout, elle reflète mon côté hypersensible. Pour l’anecdote, c’est la deuxième prise de voix qui a été gardée dans l’album. »

« Ce que je préfère, 
c’est la scène »

Marghe ne s’interdit aucun style musical. « J’ai voulu casser ce truc qui m’enfermait dans des chansons à émotion, lance la chanteuse. J’aime la musique dans sa globalité. Je veux que lorsqu’ils écoutent l’album, les gens voyagent d’un style à l’autre, que mes chansons puissent vivre dans leur quotidien. » Pour la jeune artiste, rien de plus émouvant que de voir sa mère fredonner ou danser ses chansons. La musique ne vaut que si elle est partagée. Alors certes, « ces derniers mois, j’ai eu l’opportunité d’être en studio, d’expérimenter les sonorités par ordinateur… sourit Marghe. Mais ce que je préfère, c’est la scène, j’aime tellement le contact humain avec le public ! »

Lors du dernier concert de son road trip estival, l’ambassadeur de Madagascar l’a gratifiée de sa présence. Retourner dans son île natale ? Un jour assurément. « Je suis en contact avec différentes associations là-bas, ma génération est en train de se construire… Mais j’ai envie d’y aller quand je serai prête. Plus généralement, je veux faire les choses petit à petit, lâche Marghe avec sagesse. Il faudra du temps pour qu’on apprenne à me connaître. Et si je mérite d’être sur ce chemin, alors les opportunités se représenteront. »

Concert de Marghe, avec MaDa, le 17 septembre, à 16h30, passage des Cordeliers, à Poitiers (Saint-Benoît Swing).

Crédit photo : LeTripleSept

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