Hier
Il est des sujets sur lesquels nous semblons irréconciliables. Les bassines ou réserves de substitution -selon le « camp » dans lequel on se place- illustrent à merveille la fracture béante entre nous. Dans ces divisions exacerbées, la sémantique joue un rôle absolument central. « Méga-bassines », « agro-industrie », « guerre de l’eau », « éco-terrorisme »... Depuis les affrontements de Sainte-Soline, la presse s’est abondamment fait l’écho des termes relayés par les opposants et les politiques. Or, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur de ce monde », pour paraphraser Albert Camus. L’examen froid et dépassionné des sujets, de l’eau et des autres, permet souvent de dépasser le stade de l’indignation ou du supportérisme, et ainsi d’apporter de la nuance, de la rationalité. Le spectacle offert par les députés à l’Assemblée nationale n’est hélas pas propice à servir d’exemple. D’invectives en insultes, de coups de menton en happening, le Palais Bourbon est dans une forme d’insurrection permanente. Les quatre parlementaires de la Vienne y contribuent à leur manière. Dommage qu’en 2022 les coups d’éclat à la tribune ou sur le terrain soient plus payants médiatiquement que les travaux de l’ombre en commission. Des maux réels aux mots dévoyés, il n’y a souvent qu’un pas.
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dimanche 15 mars
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