Jean-Yann et Stéphane sont tous les deux apprentis. L’un démarre sa carrière, l’autre est en reconversion. Leur point commun : la passion pour leur métier.

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Jean-Yann n’a même pas 
20 ans et déjà de nombreuses compétences en poche. Apprenti au Campus des métiers de Saint-Benoît, il a enchaîné un CAP de boulanger en deux ans, puis de pâtissier, et il a commencé à la rentrée dernière un brevet professionnel (BP) de boulanger pour voir plus loin. « J’aime faire de mes mains, créer de nouvelles recettes que les clients pourront déguster avec gourmandise. » Jean-Yann alterne trois semaines dans son entreprise, la boulangerie de Scorbé-Clairvaux, et une semaine au CFA. Et tant pis s’il doit se lever tôt ! « Je conseille l’apprentissage, surtout quand on n’est pas trop à l’aise à l’école et qu’on veut travailler rapidement. En entreprise, on a des commandes spécifiques, des créations alors qu’à l’école, on apprend des techniques qu’on peut réutiliser plus tard. Les deux sont complémentaires. »

Stéphane, lui, a entamé une reconversion professionnelle sur le tard. « J’avais l’impression d’avoir fait le tour de mon travail dans la logistique. Arrivé à 50 ans, j’ai fait le point. C’était maintenant ou jamais. » Sur les conseils de vieux amis, il a choisi un CAP boucher. « L’apprentissage, c’est très bien. En contrat pro, j’ai deux ans pour apprendre le métier, ça me laisse du temps. » Et après ? Un BP ou une mention complémentaire de traiteur. « Je veux retourner dans le sud que j’ai quitté il y a quatorze ans pour m’installer dans l’arrière-pays niçois, racheter une boutique et continuer l’aventure. » Tous les deux sont sûrs d’une chose :
dans les métiers de bouche, il y aura toujours du boulot.

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