En finir avec le tout-chimique

Ras-le-bol du chlore qui pique les yeux ? Certains consommateurs souhaitent aujourd’hui des alternatives plus saines pour traiter leur piscine. Etat des lieux des dispositifs écologiques existants... et de leurs limites.

Charlotte Cresson

Le7.info

L’eau translucide de votre petit coin de paradis demande de l’entretien. Pour éviter l’accumulation d’algues et d’insectes, les produits chimiques comme le chlore ou le brome sont encore la norme dans la plupart des foyers. Cependant, de plus en plus de propriétaires de piscine s’interrogent sur les risques que ces produits représentent pour la santé mais également pour l’environnement. Ils se tournent ainsi vers des alternatives plus écologiques. Parmi ces solutions, « la plus efficace est sans doute le dispositif par traitement UV », affirme Maxime Gasnier, gérant de Gasnier Piscines & Spas, à Mignaloux-Beauvoir. Avec ce système, installé dans le circuit de filtration, l’eau circule dans un cylindre équipé d’une lampe à UV qui diffuse des rayons ultraviolets pour éliminer champignons et virus. Autre système performant : l’électrolyse. Cette méthode consiste à faire passer un courant électrique dans l’eau, grâce à un électrolyseur, pour créer une réaction chimique. L’électrolyse au sel, par exemple, sépare le sel préalablement mis dans l’eau pour obtenir, de façon naturelle, deux éléments qui le composent : le chlore et la soude. « En clair, on met du sel dans la piscine et ça forme du chlore. » Longtemps utilisés, les procédés utilisant l’oxygène actif et l’ozone tendent, eux, à disparaître. Le premier, sous forme de galets ou encore de poudre, élimine les matières organiques présentes dans l’eau mais doit être renouvelé régulièrement. Problème : depuis le 1er février 2021, les particuliers ne peuvent plus acheter de peroxyde d’hydrogène ayant une concentration supérieure à 12%. « Nous n’en n’avons plus en magasin, le gaz qui s’échappe peut être nocif et provoquait des évanouissements », explique Maxime Gasnier. Quant au traitement à l’ozone, gaz naturel qui permet d’éliminer les bactéries grâce à un ozonateur, « cela fonctionne bien mais il y en a de moins en moins ». 


Les limites de 
ces alternatives

Bien que prometteurs, ces dispositifs ne sont encore que « des substituts qui aident à utiliser moins de produits chimiques », selon le chef d’entreprise. « L’objectif, aujourd’hui, c’est d’éviter le tout-chimique et proposer des solutions les plus écologiques possibles. Le dispositif par traitement UV, par exemple, est un très bon complément mais nous le mettons en substitut. » Beaucoup de ces produits manquent en effet d’efficacité lorsqu’ils sont utilisés seuls. En termes de tarifs, « tout dépend de la surface du bassin mais il faut compter en moyenne environ 
2 000€ pour un système de traitement UV et un peu moins de 2 000€ pour un électrolyseur ».
 Un investissement élevé, certes, mais qui garantit ensuite un entretien peu onéreux et confortable.

DR : Gasnier Piscines & Spas

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