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Quand le printemps prend racine...
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Le film raconte l’histoire de Gérald (Fabrice Eboué), un agriculteur normand tellement attaché à sa terre qu’il rêve d’y bâtir le plus grand parc d’attractions français. Attention, pas n’importe lequel : une sorte de Puy du Fou à la gloire de Guillaume le Conquérant. Son obsession identitaire pour la Normandie est partout, et tant pis si cela effraie parfois les enfants. Le territoire a le meilleur beurre, le meilleur cidre et, bien entendu, les meilleures vaches. Et gare à celui qui pourrait dire le contraire... Filmé comme un documentaire, Gérald le Conquérant s’apparente à une satire féroce voire cinglante d’un certain repli identitaire. Gérald incarne ce mélange toxique de nostalgie d’un « âge d’or » fantasmé et de rejet de l’étranger, du moderne, du cosmopolite. Celui d’un « Normand pur jus » (ou presque) qui veut ériger ses certitudes en spectacle populaire à travers un projet délirant de parc à thème. Le faux docu, caméra à l’épaule, qui n’est pas sans rappeler l’époque de Strip‑Tease, accentue l’effet de réalisme, rendant le dérapage plus brutal et le tout encore plus dérangeant. Le film marche constamment sur un fil instable oscillant entre humour et horreur (légère mais quand même), le burlesque et le malaise. Mais le jeu est dangereux. Il faut faire confiance aux spectateurs pour « lire entre les lignes », au risque que la dénonciation ne transforme en célébration. Et puis, il faut bien l’admettre, certains délires frisent parfois le cliché grossier et la provocation gratuite. Mais les aficionados de Fabrice Eboué ont l’habitude. L’autodérision et le second degré (ou plus) sont obligatoires lorsque l’on s’aventure dans son univers. Bluffants de justesse, tous les personnages reflètent un pan d’une société en quête d’identité, prête à croire aux récits fantasmés. Mention spéciale pour Albéric, le beau-fils tueur de taupes, incarné par le très prometteur Logan Lefèbvre. Difficile à cerner, Gérald le Conquérant fonctionne comme un miroir dérangeant tendu à une France qui oscille entre nostalgie, peur du changement et quête d’unité factice. L’humour est grinçant, le rythme parfois heurté, mais l’intention de provoquer le débat est bel et bien là. Cela suffira sans doute à faire grincer des dents… et à déclencher quelques crises de rire nerveux.
Comédie de Fabrice Eboué avec lui-même, Logan Lefèbvre, Alexandra Roth (1h24).
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Marie Debien. 43 ans. Monitrice-éducatrice à l’IME de Moulins, à Sèvres-Anxaumont. Ancienne marin-pompier reconvertie. Maman d’un enfant autiste. Fondatrice et présidente de Si ça vous chante, la première chorale inclusive de France. Signe particulier : une énergie contagieuse et une propension à s’affranchir des cases.