Municipales : les étudiants face aux candidats

À quelques semaines des élections municipales (15-22 mars), les étudiants poitevins entendent faire entendre leur voix. Logement, précarité, proximité avec les élus : une agora organisée mardi 24 février aux Salons de Blossac promet un échange direct et sans filtre entre les jeunes et les candidats à la mairie.

Pierre Bujeau

Le7.info

Avec près de 30 000 étudiants pour 134 000 habitants, Poitiers revendique son identité universitaire. Une réalité démographique que le ou la futur(e) maire ne pourra ignorer. Logement, précarité, mobilité, accès à l’emploi : quelles réponses concrètes seront apportées à la jeunesse ? Quels moyens pour lutter contre la précarité étudiante ? Autant de questions que pourront poser les principaux concernés lors d’une agora de la jeunesse organisée à 18h30 mardi 24 février à l’initiative de l’association Meridio. « Le terme débat renvoie à quelque chose de très normatif, très structuré. C'est pourquoi on préfère le terme d'agora, explique Laura, 19 ans, étudiante en droit et coprésidente de l’association. On recherche des réponses sincères, loin des éléments de langage que l’on peut entendre à la télévision ou lors du débat organisé à Sciences Po. » Les neuf candidats aux municipales ont répondu favorablement à l’invitation. Léonore Moncond'huy sera représentée par Bastien Barnela et Dolorès Prost par Dimitri Cantrelle.

Liberté de ton et règles spécifiques

Le format se veut volontairement différent des confrontations classiques. Aucune question ne sera préparée à l’avance. « Chacun pourra s’adresser directement au candidat de son choix », précisent les organisateurs. Les prétendants à la mairie ne pourront pas non plus s’appuyer sur des notes. « On ne veut pas qu’ils récitent un programme. » L’objectif recherché ici est de briser les postures idéologiques et de s'éloigner des « réponses toutes faites ». « Nous sommes à Poitiers. C’est une ville à taille humaine où l’élu est censé être proche de ses administrés, en parlant comme vous et moi. » Pour laisser le temps aux candidats de développer leur raisonnement, aucun temps de parole ne sera décompté comme le veut l’usage sur les plateaux de télévision. En somme, une agora où tout un chacun a sa place et où aucune mauvaise question n'existe. Apolitique, Meridio assure qu’une modération sera assurée pour encadrer les échanges. 



 

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